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Muddy Waters-Nou Ka Sonje Yo

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Muddy Waters-Nou Ka Sonje Yo
Album : Muddy Waters-Nou Ka Sonje Yo
McKinley Morganfield (né à Rolling Fork, Mississippi le 4 avril 1915 - mort à Westmont, Illinois le 30 avril 1983), plus connu sous le nom de Muddy Waters, était un musicien américain de blues. Il est l'une des figures historiques du Chicago Blues
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Surnommé «The Living Legend», Muddy Waters nous a quittés le 30 avril 1983, à l’âge de soixante-huit ans. il est mort chez lui, à Chicago, victime d’une crise cardiaque. Les Beatles, les Rolling Stones, Bo Diddley, Ray Charles, Jimi Hendrix, Jimmy Reed, tout comme les blues men américains blancs Mike Bloomfield, Paul Butterfield et John Hammond, comptent parmi ceux qui l’ont idolâtré à un moment ou à un autre. Ainsi John Lee Hooker; en apprenant sa disparition, déclara: «C’était quelqu’un que j’adorais, et dont je me sentais très proche, l’un des plus grands bluesmen qui ait jamais existé. il n’est plus des nôtres, mais pour moi il est toujours présent, et il reste mon idole. »

B. B. King, de son côté, a surenchéri: «Muddy Waters était le plus grand des grands. »

De son vivant, Big Bill Broonzy avait dit: « Muddy Waters est quelqu’un d’authentique. Écoutez sa façon de jouer de la guitare, ce n’est pas celle de la ville, mais du Mississippi. Il ne joue pas des accords, ne suit pas ce qui est écrit dans les livres. il joue des notes bleues (sic), qui correspondent précisément à ce qu’il ressent.»

Ce qui est toutefois certain, c’est que sans Muddy Waters le blues de Chicago n’aurait jamais atteint cette ampleur. Le charme de sa voix, sa guitare, l’harmonica qui l’accompagne en font à la fois le premier et le dernier des grands bluesmen de Chicago. Ses morceaux sont devenus des classiques de son vivant, et ils ont fait découvrir le blues à toute une génération de musiciens, particulièrement en Angleterre.

Véritable leader du Chicago blues, Muddy Waters qui a permis à cette musique d’exploser est, avec B. B. King, l’un des rares bluesmen à avoir réussi sur le plan financier. À son apogée, il disait pourtant: «Cela ne m’empêche pas de ressentir toujours le blues, même si aujourd’hui je gagne bien ma vie. Et, de toute façon, j’ai une très bonne mémoire de la misère que j’ai connue. »

 McKinley Morganfield était né le 4 avril 1915 à Rolling Fork dans le Mississippi. Gamin, il patauge sans cesse dans la boue, si bien qu’on le surnomme Muddy Waters (eaux boueuses). Sa mère meurt alors qu’il n’a que

trois ans: «Mon père était fermier  raconterat-il. Il élevait des poules et faisait pousser des melons, et il a continué à faire des enfants. »

Muddy Waters est alors élevé par ses grands-parents, à Clarksdale, èn plein delta du Mississippi. C’est le pays du blues et, à dix-sept ans, il apprend la guitare en écoutant Robert Johnson. Il va bientôt animer des surprise parties et des pique-niques dans la région. Pendant
la Seconde Guerre mondiale, Alan Lomax va l’enregistrer dans une plantation pour
la Bibliothèque du Congrès. En 1943 il découvre Son House et, la même année, décide de quitter le Mississippi pour Chicago, faisant partie ‘de ces millions de Noirs américains qui, àTépoque, quittent le Sud pour tenter leur chance au Nord. Signalons au passage qu’en 1900, les trois quarts de la population noire vivaient au Sud des États-Unis. En 1960, il n’en restera pas beaucoup plus d’un tiers.

Cette période de migration pleine d’espoir vers les villes du Nord coïncide avec l’âge d’or du blues. «Quand j’ai vu Son House, dira Muddy Waters, j’ai été subjugué. Quatre semaines de suite je suis retourné le voir. Qn_ne pouvait pas me déloger de là. C’est lui qui m’a donné l’envie de jouer correctement. J’ai décidé de quitter le Mississippi pour de bon, contre l’avis de mon entourage qui me déconseillait de partir pour la ville. Seulement, moi, je savais que si d’autres avaient réussi à la ville, j’étais capable d’en faire autant. »

Deux ans après sa première guitare électrique, offerte par un oncle, Muddy Waters se retrouve donc à Chicago où il travaille comme ouvrier, puis camionneur. Big Bill Broonzy, à qui il rendra hommage en 1960 en enregistrant un album de ses chansons, l’encourage et le conseille. Grâce à lui, il s’infiltre dans le milieu blues de la ville. Bientôt, il joue avec Eddie Boyd dans des clubs de la banlieue ouest.

En 1947, Muddy Waters enregistre trois morceaux pour CBS, qui ne seront publiés qu’en 1971, son producteur Lester MeIrose ne lui trouvant aucun talent! … les frères Phil et Leonard Chess, eux, vont lui faire confiance. Ils ont décidé d’enregistrer les bluesmen qui se produisent dans leur club, le Mocambo. En 1948, il sort ses deux premiers classiques

I Can ‘t Be Satisfied et Rollin’ Stone sur Aristocrat qui deviendra, deux ans plus tard, Chess Records. L Can ‘t Be Satisfied lui procure un succès immédiat: « Cela, racontait Muddy, m’a rapproché de Leonard Chess. Il faut dire que le disque se vendait si bien qu’on avait du mal à satisfaire la demande. L’usine qui les fabriquait avait du mal à suivre … Leonard Chess m’a énormément aidé, ne serait-ce qu’en sortant ce premier disque, et puis tous ceux qui ont suivi. Il était, pour moi, le plus crédible dans ce métier. Je n’ai donc pas signé de contrat parce que je me suis toujours senti comme un membre de la famille Chess.»

Fidèle, Muddy Waters enregistrera pour Chess jusqu’au début des années 70, lorsque cette maison fermera ses portes. Marshall Chess, fils de Leonard, notera: « Muddy a été notre premier artiste majeur. C’était le plus grand des bluesmen du delta. Son orchestre constituait le premier ensemble électrique du genre.»

Leonard et son frère Phil sont deux émigrants juifs polonais qui se sont installés en 1928 à Chicago. Ils vont enregistrer non seulement Muddy Waters, mais égalemt quelques autres des meilleurs bluesmen comme Howlin’ Wolf, Elmore James, Willie Dixon, Little Walter, Lowell Fulson, Little Milton, John Lee Hooker, Sonny Boy Williamson, Eddie Boyd, ainsi que des artistes sou!, et surtout les pionniers du rock Chuck Berry et Bo Diddley. C’est d’ailleurs Muddy Waters qui a découvert Berry à Saint Louis, contribuant ainsi énormément au succès des disques Chess. Marshall Chess qui, lui, a compris le potentiel de Muddy Waters, raconte encore:

« Il possédait une présence extraordinaire. On ne pouvait le traiter qu’avec respect. Il fallait voir la sensualité qu’il possédait à cette époque. Les femmes – le blues a toujours eu un public féminin – étaient toutes folles de lui. Elles faisaient d’énormes queues pour aller l’écouter le samedi soir: » De son côté, Waters commentera: «Je possédais une bonne maîtrise de la scène. Ma personnalité plaisait, et je savais me présenter tout à fait comme il fallait. Je n’ai jamais étudié un show particulier. J’avais juste le feeling. »

En 1951, le pianiste Eddie Boyd rejoint l’orchestre de Muddy Waters: «Les gens,

racontait le chanteur, m’ont souvent deme pourquoi Otis jouait aussi bien le blùes. ( simple: il arrivait chez moi avec une bout de whisky à la main, s’écroulait devant ma

porte, et je lui expliquais exactement ce qu’il aurait à faire avec son piano tandis que je chanterais. » En 1953, Muddy Waters possède le meilleur orchestre de blues qui soit, puisqu’il est soutenu par le pianiste Otis Spann, le guitariste Jimmy Rogers, le bassiste Big Crawford, le batteur Fred Below et surtout Little Walter à l’harmonica. De toute façon, il n’a jamais employé que des musiciens de grande classe pour l’accompagner. Des pointures comme Walter Horton, James Cotton, Junior Wells ou Buddy Guy ont défilé au sein de son Blues Band. 1954 est l’une des meilleures années de la carrière de Muddy Waters. Celle où il obtient des succès avec I Just Warzt To Malke Love To You et Hoochie Coochie Man, le blues du magicien. Celle où Alan Freed l’engage pour le bal qu’il organise à Newark dans le New-Jersey.

L’année suivante, il est à l’Apollo Theatre tandis que Mannish Boy (ce titre donnera son nom au deuxième groupe de David Bowie en 1965) lui réserve un succès de plus. Trois ans plus tard, il effectue une fabuleuse tournée en Angleterre avec l’orchestre de Chris Barber. Le public, étonné par son blues amplifié, lui réserve un accueil mitigé. Cependant, cette série de concerts va permettre à toute une génération montante de musiciens de rentrer en contact avec le blues. Aux États-Unis, jusque-là les ventes de ses disques étaient confinées aux régions du delta du Mississippi et de Chicago. Pour aller d’un concert à l’autre, Waters et son orchestre utilisent deuxtrois voitures, plus une camionnette transportant le matériel. Reconnu par le public blanc lors de sa venue au Carnegie Hall de New York en 1959, son apparition au Festival de Newport, l’année suivante (cf. l’album Muddy Waters At Newport), trouve un retentissement jusqu’en Europe. Ce qui le décide définitivement à orienter sa carrière vers le public blanc. Si bien qu’en 1968, la revue Downbeat lui décerne l’oscar de la meilleure formation de rock, pop et blues.

C’est alors que Muddy Waters affirme à propos des artistes blancs qui jouent le blues: « lis sont capables de jouer de la guitare comme moi, mais certainement pas de chanter comme moi.» À la fin de la décennie et au début de la suivante, Muddy Waters enregistre des albums avec des musiciens rock ou orientés vers le rock. Ainsi Electric Mud (1968), dans lequel il utilise la guitare wah-wah et divers effets électroniques, et où il reprend Lets Spend The Night Together des Rolling Stones, Fathers And Sons (1969) où il est accompagné par Mike Bloomfield et Paul Butterfield; The London Sessions (1972) avec Rory Gallagher, Stevie Winwood et Georgie Fame. En 1978, il quitte Chess pour Blue Sky. Ses 33 tours Hard Again et TM Ready sont produits par Johnny Winter qui l’idolâtre et avec lequel il donne de fréquents concerts. Et puis on le voit avec The Band dans le film « The Last Waltz» où il rechante Mannish Boy. Utilisé pour la pub télé des jeans Levi’s, ce morceau connaîtra une nouvelle carrière en 1988.

Discographie 

1958 – The Best of Muddy Waters 1960 – Muddy Waters Sings Big Bill Broonzy 

1960 – At
Newport 1960 
1964 – Folk Singer 

1966 – The Real Folk Blues 1966 – Muddy, Brass & The Blues 

1967 – More Real Folk Blues 1967 – Super Blues (Muddy Waters, Bo Diddley, Little Walter) 

1967 – The Super Super Blues Band (Muddy Waters, Bo Diddley, Howlin’ Wolf) 1968 – Electric Mud 

1969 – After The Rain 1969 – Fathers And Sons 

1969 – Sail On 1971 – They Call Me Muddy Waters 

1971 – McKinley Morganfield A.K.A. Muddy Waters 1971 – Live (at Mr. Kelly’s) 

1972 – The
London Muddy Waters Sessions 
1973 – Can’t Get No Grindin’ 

1974 -
London Revisted with Howlin’ Wolf 
1974 – ‘Unk’ In Funk 

1974 – The Muddy Waters
Woodstock Album 
1976 – Live at Jazz Jamboree ’76 

1976 – His Best 1947-1955 1977 – Hard Again 

1978 – I’m Ready 1979 – Muddy « 
Mississippi » Waters – Live 

1981 – King Bee » (Blue Sky label) 1982 – Rolling Stone 

1982 – Rare And Unissued 1983 – Muddy & The Wolf 

1989 – Trouble No More 1993 – The Complete
Plantation Recordings 

1997 -
Paris, 1972 
1997 – Goin’ Back 

1998 – One More Mile 1999 – A Tribute To Muddy Waters King Of The Blues 

1999 – Hoochie Coochie Man 1999 – The Lost Tapes 

2000 – The Golden Anniversary Collection  2001 – The Anthology ( 1947 – 1972 ) 2007 – Breakin’ It Up, Breakin’ It Down (live 1977) avec Johnny Winter et James Cotton 

À voir aussi le DVD :

2005 – Classic Concerts réunissant 3 concerts :

Newport Jazz Festival (1960)

Copenhague Jazz Festival (1968)

Molde Jazz Festival (1978)

 Héritage 

 

D’innombrables artistes ont repris des titres de Muddy Waters sur leurs albums.

En voici quelques-uns :

Bottom of the Sea (1969),

par George Thorogood and The Destroyers sur l’album Live (1986). Close to You (1958), composition de Willie
Dixon, 

par les Doors sur l’album Absolutely Live (1970).

Five Long Years (1963), d’après Eddie Boyd (1953), par Buddy Guy sur l’album Damn Right, I’ve Got the Blues (1991). 

par Eric Clapton sur l’album From the Cradle (1994). Got My Mojo Working (1957), d’après Ann Cole (1957), 

par le Paul Butterfield Blues Band sur l’album The Paul Butterfield Blues Band (1965).  par Johnny Winter sur l’album Live in NYC ‘97 (1998). Gypsy Woman (1947), 

par Rory Gallagher. Bonus track de la réédition de l’album Rory Gallagher (1971).

Hoochie Coochie Man (1954), composition de Willie Dixon,

par Steppenwolf sur l’album Steppenwolf (1968).  par l’Allman Brothers Band sur l’album Idlewild South (1970). par Willie Dixon sur l’album I am the Blues (1970). 

par Motörhead. Bonus track de la réédition de l’album Another Perfect Day (1983).

par les New York Dolls sur l’album Live in concert,
Paris 1974 (1984). 
par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). 

par Eric Clapton sur l’album From the Cradle (1994). par David Gogo sur l’album Dine Under the Stars (1998). 

I can’t be satisfied (1948), par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). 

I just want to make love to you, composition de Willie Dixon, par The Rolling Stones sur l’album
England’s Newest Hit Makers(version américaine)(1964) 

par le Sensational Alex Harvey Band sur l’album Framed (1973).

par Foghat sur l’album Live (1977).

par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). I’m Ready (1954), composition de Willie Dixon, 

par Truth and Janey sur l’album No Rest For the Wicked (1976). par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). 

par Aerosmith sur l’album Honkin’ on Bobo (2004).

Just to Be With You (1956), composition de Bernard Roth, par le Paul Butterfield Blues Band sur l’album In My Own Dream (1968). 

Louisiana Blues (1959), par Savoy Brown sur l’album Blue Matter (1969). 

par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). Mannish Boy (1955), 

par
La Muerte sur les albums Every Soul By Sin Oppressed (1987) et Raw (1994). 
Rollin’ and Tumblin’ (1950), d’après Roll and Tumble Blues de Hambone Willie Newbern (1929), 

par Cream sur l’album Fresh Cream (1966). par Canned Heat sur l’album Canned Heat (1967). 

par Johnny Winter sur l’album The Progressive Blues Experiment (1968). Rollin’ Stone (1950) 

par Humble Pie sur l’album Rock on (1971).

par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). The Same Thing (1964), composition de Willie Dixon, 

par Willie Dixon sur l’album I am the Blues (1970). She Moves Me (1959), 

par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). She’s Alright (1967), 

par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). Standing around crying (1952) 

par Paul Rodgers sur l’album Muddy Water Blues : A Tribute to Muddy Waters (1993). par Eric Clapton sur l’album From the Cradle (1994). 

Still a Fool (1951), par le Paul Butterfield Blues Band sur l’album East-West (1966) sous le titre Two Trains Running. 

Trouble No More (1955), par l’Allman Brothers Band sur l’album The Allman Brothers Band (1969). 

Who’s Gonna Be Your Sweet Man When I’m Gone ? (1972),

par Rory Gallagher sur l’album Irish Tour ’74 (1974) sous le titre I Wonder Who.

You Need Love (1962), composition de Willie Dixon, 

par Led Zeppelin sur l’album Led Zeppelin II (1969) sous le titre Whole Lotta Love.

par Killing Floor sur l’album Killing Floor (1970) sous le titre Woman You Need Love. par Jimmy Page and the Black Crowes sur l’album Live at the Greek (2000) sous le titre Whole Lotta Love. 

You Shook me (1962), composition de Willie Dixon et J.B. Lenoir,

par Jeff Beck sur l’album Truth (1968).

par Led Zeppelin sur l’album Led Zeppelin I (1969).

par Willie Dixon sur l’album I am the Blues (1970).  par Jimmy Page and the Black Crowes sur l’album Live at the Greek (2000). 

MANO RADIO CARAÏBES

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