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B. B. King -Nou KA Sonjé Yo

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B. B. King -Nou KA Sonjé Yo
Album : B. B. King -Nou KA Sonjé Yo
B. B. King (pour Blues Boy), de son vrai nom Riley B. King, (né à Itta Bena, Mississippi le 16 septembre 1925), est un guitariste, compositeur et chanteur de blues américain. Il est considéré comme l'un des meilleurs musiciens de blues
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Chanteur de blues le plus populaire de l’ère rock, B. B. King a inscrit une trentaine de tubes au Hot 100 du Billboard entre l’été 1957 et le début de 1975. L’une de ses grandes ambitions était de prou­ver que le blues n’était pas une musique «sale”, comme cela s’est longtemps dit.

«Quand j’ai commencé, dans de nombreux clubs, lorsque vous annonciez que vous jouiez du blues, vous n’étiez pas toujours le bien­ venu. Les gens avaient des idées préconçues au sujet du blues. Ils trouvaient cette musique déprimante, pensaient que les paroles étaient systématiquement improvisées. Le bluesman avait l’image du type qui arrivait, s’asseyait sur un tabouret, attrapait une guitare et commen­çait à marmonner. À part cela, je crois que tous les Noirs peuvent chanter le blues s’ils le désirent. Je ne pense pas qu’il le chante pour avoir le cafard, mais je crois que chaque Noir et un certain nombre de Blancs l’ont, ce blues, ce cafard au fond d’eux-mêmes.»

Pour les Noirs, B. B. King symbolise la réussite avec ses costumes lamés or, ses grosses voitures, son chauffeur, et un immense autobus, avec son nom inscrit en lettres géantes, dans lequel il part en tournée avec son orchestre.   «Depuis peu, analysait-il à la fin des sixties,

    Les gens commencent à être fiers d’être noirs et en ressentent une certaine dignité. C’est comme des gens qui auraient eu une longue crise d’amnésie et qui reviendraient enfin à

Eux. Quand un gars comme moi gagne vingt-cinq dollars par semaine, et qu’un jour il se met à gagner cent fois plus, il se passe quelque chose d’indescriptible. Moi, j’ai tout de suite voulu acheter ce que je n’avais jamais possédé, de beaux vêtements et une Cadillac. Je lisais des articles sur les vedettes d’Hollywood avec leurs gardes du corps, les foules qui les arrê­taient dans les rues. Je rêvais de tout cela. Devenu vedette, il fallait que je connaisse ce que toute star vivait. J’ai tout fait pour avoir ce que j’aime: les vêtements, un endroit où vivre confortablement. Moi non plus, je n’ai jamais oublié que quand j’étais jeune, j’avais du mal à manger tous les jours. Cela ne veut pas dire que je passais mon temps à pleurer sur mon sort. Au contraire, déjà tout petit, j’étais débrouillard. Si dans mon assiette, il n’y avait que des pommes de terre, je faisais tout pour attraper un lapin. » En 1966, tandis qu’il classe son 45 tours Don’t Answer The Door au bit parade, l’asso­ciation des disejockeys américains le sacre «Roi du Blues ». L’homme qui fait parler Lucille, sa guitare Gibson, affirme alors: « J’ai toujours eu pour ambition de devenir l’un des plus grands chanteurs de blues de tous les temps. Je n’ai jamais voulu profiter de la

Vogue du rock ‘n’ roll. J’ai toujours estimé que si Frank Sinatra, Nat King Cole ou Mahalia Jackson avaient conservé leur popularité en restant fidèles à leurs styles, je pouvais en faire autant avec mon blues. »   Fils d’Albert et Nora, Riley « B. B.» King a

Vu le jour dans une plantation du Mississippi, à Itta Bena, près d’lndianola, le 16 septembre 1925. Ses parents sont chanteurs et son grand père guitariste. Il n’a que quatre ans lorsque son père quitte la maison familiale. Sa mère, qu’il perdra cinq ans plus tard, l’emmène dans la région montagneuse du Mississippi. Son père le retrouve à quatorze ans, si bien qu’il peut retourner régulièrement à l’école tout en continuant à travailler à la ferme: « Je devais traire, se souvient-il, dix vaches le matin et dix vaches le soir, faire une quinzaine de kilo­mètres pour aller à l’école et en revenir. Et là

  Dans des baraquements, on avait un maître qui donnait des cours à quatre-vingt-sept enfants.  C’est l’époque où il découvre sa vocation pour la musique: « C’est effectivement à la fin des années 30     que j’ai entendu pour la pre­mière fois T-Bone Walker jouer de la guitare électrique. À partir de là, j’ai su ce que j’avais envie de faire. J’ai accepté plein de choses pour pouvoir m’acheter ma première guitare. »

Riley, qui a trois sœurs, chante alors le gos­pel avec elles. Il forme un quartette vocal, dans un style inspiré par celui du Golden Gâte Quartet qu’il adore. Se produisant au coin des rues, il gagne une trentaine de dollars par soi­rée, soit plus qu’il n’en ramène de la ferme par semaine. Bientôt, c’est pour les troupes qu’il chante pendant son service militaire, dont il est libéré en 1943 parce que le pays a besoin d’ouvriers agricoles

« C’est pendant l’armée, confirme-t-il, que j’ai véritablement commencé à chanter le blues. Je me suis rendu compte que les gens payaient plus pour écouter du blues que des spirituals. Très souvent, à l’église, on chantait et ensuite on passait un chapeau qui revenait pratiquement vide chaque fois, alors que pour écouter du blues les gens étaient prêts à payer un droit d’entrée. » Après la guerre, en 1947, Riley King démé­nage pour Memphis où il retrouve son cousin Bukka White. Encouragé par ce dernier, influencé par les styles des jazzmen Charlie Christian et Django Reinhardt, ainsi que par celui de T-Bone Walker, il va jouer de la gui­tare et même animer des émissions sur WDIA: « Arrivé à Memphis, j’ai entendu les émissions de Sonny Boy Williamson. Aussi, j’ai voulu le rencontrer afin de chanter un morceau dans son émission, et après m’avoir écouté, un soir, il m’a demandé de le remplacer. Par la suite, on m’a engagé pour douze dollars par jour, six jours par semaine, logé nourri. »

Ainsi recommandé par Sonny Boy William­son, il fait ses émissions sous divers pseudo­nymes: « Riley King, The Blues Boy From Beale Street », « Beale Street Blues Boys », puis « Blues Boy», et enfin tout simplement « B. B. ». il a la réputation de jouer des mor­ceaux qui sont rarement diffusés ailleurs: « Je tiens à répéter qu’en dehors de T-Bone Walker, j’étais fou de Charlie Christian après l’avoir entendu avec l’orchestre de Benny Goodman. J’adorais les grandes formations. Celles de Count Basie et Jimmy Rushing, et de Duke Ellington avec le chanteur Al Hibbler. Ce qui ne m’empêchait pas de programmer des artistes plus obscurs. » En 1971, B. B. King évaluera sa collection de disques à trente mille dollars, sans compter les quinze mille 78 tours en sa possession. Toujours est-il que sa connaissance de la musique, et plus particulièrement du blues, l’aide à se forger un style qui fera de lui l’une des grandes pointures du blues urbain.

Il enregistre finalement Miss Martha King, son premier disque chez Bullet en 1949. Mais c’est chez Modem, où il est engagé l’année sui­vante, qu’il va véritablement connaître le suc­cès dans les États du Sud en février 1952.

Three 0′ Clock Blues, précédemment chanté par Lowell Fulson et pour lequel Ike Turner l’accompagne au piano, reste quatre mois au sommet du hit-parade R&B, si bien qu’il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Pendant toutes les années 50, afin d’impo­ser son nom, B. B. King donne des concerts, au minimum six jours sur sept à longueur d’année. En 1956, il monte sur scène trois cent quarante-deux fois. En revanche, il se refuse à adopter l’optique d’un Chuck Berry ou d’un Little Richard qui savent conquérir le public blanc en s’adaptant au rock ‘n’ roll; il continue à jouer surtout pour le ghetto qui achète ses disques comme Every Day 1 Have The Blues (1955) ou Sweet Sixteen (1960).

B. B. King, qui exerce un magnétisme sur les foules, répétera souvent: « Je préfère que le public m’écoute attentivement plutôt que de déclencher, comme certaines idoles, des cha­huts dès que j’apparais.}) La plupart de ses chansons sont rapides, avec une grande orchestration de laquelle se détache la dexté­rité de son jeu de guitare. Mais, s’il est un fan­tastique soliste, il est un piètre rythmique. Sur scène, B. B. King emploie générale­ment un orchestre de huit musiciens. La sec­tion rythmique étant composée d’un second guitariste, d’un bassiste et d’un batteur; les cuivres d’un trombone, d’un sax alto et d’un baryton. Sur disque, il est le premier blues­man de notoriété à incorporer des cordes dans sa musique. TI est d’ailleurs l’un des rares de sa catégorie à reconnaître l’importance de la musique country en déclarant que c’est le blues des Blancs et qu’elle tient une grande place dans sa discothèque. Ce qui est égale­ment surprenant chez B. B. King, c’est que ce géant de la guitare a du mal à chanter lorsqu’il joue des notes de guitare. D’où un perpétuel dialogue entre sa voix et son instrument. Sa voix, inspirée du negro spiritual, est plus dis­tincte que celle d’un T-Bone Walker. Le blues de B. B. King est comparable à ce que sont les solos de saxophone de John Coltrane, les monologues d’orgue de Jimmy Smith, ou les fameux sermons du révérend Kelsey.

En 1962, B. B. King signe pour ABC, chez qui il obtient d’autres tubes comme Don’t Ans­wer The Door (1966), et surtout The Thrill Is Gone. (1970), son second disque d’or qui se

Vend donc à plus d’un million d’exemplaires. il sort de nombreux albums pour cette firme, dont le meilleur demeure Live At The Regal, enregistré à Chicago le 21 novembre 1964. Trois ans plus tard, il triomphe au Festival de Jazz de Monterey. À présent, il séduit le public blanc et on va souvent le voir à la télévision, fait rare pour un bluesman. il est l’invité des shows de Dick Cavett, Merv Griffin, Ed Sulli­van, Mike Douglas, Dick Clark, etc. Ses musiques vont apparaître dans plusieurs films. En 1968, il est élu meilleur chanteur de l’année par les lecteurs de la revue Jazz & Pop. Deux ans plus tard, le magazine Guitar Player le nomme guitariste blues de l’année, confir­mant ainsi qu’il est le meilleur guitariste vivant dans cette spécialité. il a à présent la quarantaine bien sonnée, mais ses disques rivalisent avec ceux des jeunes musiciens blancs. Les Rolling Stones l’emmènent dans leur tournée en 1969. Puis, dans les années 70, sur certains de ses 33 tours, il est soutenu par diverses rock stars telles que Ringo Stan; Carole King, Leon Rus­sell, Joe Walsh, Steve Marriott, et même Stevie Wonder. il partage aussi deux albums avec son vieil ami Bobby Blue Bland, et son association avec le jazz-rock des Crusaders donne un nou­veau souffle à sa musique.

« il ne faudrait pas que les gens s’imaginent, explique-t-il, que toutes ces stars ont joué avec moi afin de me permettre de vendre plus de disques. Je les ai fait venir seulement pour ajouter un cachet supplémentaire à mon blues, et non pour mettre leurs noms en gros sur mes pochettes de disques. » Désormais, on entend le blues de B. B. King aussi bien dans des cabarets de Las Vegas que dans des prisons (il se produit dans des dizaines de pénitenciers), ainsi qu’en URSS où il joue en 1979, et en Amérique du Sud l’année suivante. À l’occasion de ses vingt-deux concerts en URSS, lui qui a toujours démon­tré un art insensé de la communication lors de ses concerts, confesse: « Lorsque je monte sur scène, j’ai toujours un certain trac… Cela a encore été le cas en URSS. Je regardais leur façon de remuer la tête et je me rendais compte, à leur réaction, si cela allait être diffi­cile ou non de conserver leur attention. Là, le

Public a été très poli et, soir après soir, nous avons fait un triomphe. » Quiconque a lu la moindre interview d’Eric Clapton ou de Mike Bloomfield sait le grand respect qu’ont ces deux grands guitaristes pour lui.

«Un type comme Bloomfield, commente King, était génial, et je sais que des garçons comme lui, Elvis Presley ou les Beatles, nous ont permis de nous faire connaître, nous autres Noirs; alors qu’avant eux, il était très difficile de nous faire accepter. De toute façon, la musique est le dénominateur commun qui peut réunir des gens de toutes les couleurs et de toutes les origines. » En 1985, B. B. King apparaît dans le film de John Landis, «Into The Night », où il joue son propre rôle. Deux ans plus tard, il remporte un oscar pour

Grammy Awards (la version originale et américaine de nos Victoires de

La Musique). En 1989, il participe à la tournée du groupe irlan­dais U2, ouvrant au blues de nouvelles oreilles.

En 1991, B. B. King fait le bilan: il a tou­jours travaillé dur pour apporter le bonheur et la paix aux autres comme à lui-même. il reconnaît: «J’ai rêvé d’avoir ma maison sur la colline et de posséder les choses que certains avaient. Pas nécessairement beaucoup, mais des choses agréables: une voiture, une famille, quelques dollars à la banque. Je ne m’imagi­nais pas avoir tout cela en restant à la planta­tion. Alors j’ai rêvé. Et finalement, j’ai trimé plus dur que je ne l’aurais fait si j’étais effecti­vement resté à la plantation. »  Au printemps 1992, nous avions eu le plai­sir de revoir B. B. King à Paris, à l’occasion du vingtième anniversaire du Jazz Club Lionel Hampton de l’hôtel Méridien-Étoile. À propos des plus de trois cents concerts qu’il donne annuellement, il confie avec le sourire: «J’ai des factures à payer, comme tout le monde!… Je possède le meilleur orchestre de blues qui soit, et c’est la meilleure façon pour conserver mes musiciens… Et puis surtout, le nombre d’amateurs de blues ne cesse d’augmenter.» B. B. King, à certains moments de sa vie, a été sérieusement concurrencé par Albert King et par Freddie King. Toutefois, aucun de ces deux princes du blues ne l’a jamais surpassé.

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