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Ornette Coleman-Nou Ka Sonjé Yo

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Ornette Coleman-Nou Ka Sonjé Yo
Album : Ornette Coleman-Nou Ka Sonjé Yo
Ornette Coleman est un saxophoniste ténor et alto, un trompettiste, un violoniste et compositeur, né à Fort Worth (Texas) le 9 mars 1930, précurseur majeur du free jazz.
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COLEMAN Omette. Saxophoniste (alto et ténor), trompettiste, violoniste, compositeur américain (Fort Worth, Texas, 9-3-1930). A quatorze ans, il étudie l’alto avant de se mettre, deux ans plus tard, au ténor. Tournant dans le sud des Etats-Unis avec des orchestres de rhythm and blues (Clarence Samuels), il s’arrête à
La Nouvelle-Orléans où il séjourne plusieurs mois avant de s’installer à Los Angeles. Garçon d’ascenseur le jour, il étudie L’.harmonie la nuit, ou l’inverse, et approfondit la théorie musicale tout en développant un style sans précédent, pratiquement atonal, sur des bases rythmiques apparemment flottantes, qui rompent avec les principes habituels de l’harmonie. Et avec ceux du jazz, fût-il moderne. Entendant une de ses compositions au hasard d’une séance, Red Mitchell cherche à le rencontrer et le présente à Lester Koenig quilui fait enregistrer ses premiers disques pour Contemporary (en 1958 avec Don Cherry, Walter Norris, le bassiste Don Payne et Billy Higgins, l’année suivante avec Mitchell, ou Percy Heath, et Shelly Manne). Pendant l’automne de la même année, Coleman, Cherry, Charlie Haden et Higgins constituent le quintette de Paul Bley

et jouent au Hilcrest Club de Los Angeles. John Lewis permet au saxophoniste et au trompettiste d’obtenir une bourse pour
la School of Jazz de Lenox (Massachusetts), en août 1959. A son retour à New York; à l’automne 1959, Omette Coleman fait l’ouverture du Five Spot avec Cherry. Il joue alors d’un alto en plastique blanc. Le groupe est immédiatement l’objet de violentes controverses. Mais le scandale ne lui réussit pas vraiment, et il n’obtient pas énormément d’engagements. Pour la marque Atlantic, Ornette enregistre alors une série d’albums avec Haden, Higgins et Cherry, dont les titres sont éloquents : « The Shape Of Jazz To Come », « Change Of Century », « This Is Our Music » … Ils annoncent ou décla¬rent l’esthétique du free jazz. L’expression « free jazz» sert d’ailleurs de titre à l’un des disques les plus fameux de la période, une composition spontanée et fulgurante d’un double quartette: Omette, Cherry, Scott LaFaro, Higgins d’une part; Eric Dolphy, Freddie Hubbard, Haden, Ed Blackwell de l’autre. Deux ans d’inactivité et Coleman revient en trio (David Izenzon, Charles Moffett) : sur scène, en Europe ou au cinéma (« Chappaqua Suite»). Ornette intègre son fils Denardo, batteur, à ses groupes dès l’âge de douze ans. A la fin de la décennie, il semble plus officiellement reconnu («  Jazzman of the Y ear » pour « Down Beat » en 1966; « Hall Of Fame» en 1969) et ouvre un studio dans un loft : \’ Artist House, à SoHo, où se tiennent des expositions, des projections, des concerts, etc.

En 1972, il crée Skies Of America, une œuvre pour orchestre symphonique bâtie sur ses conceptions « harmolodiques ». Puis, dans une carrière à éclipses, il lui arrive aussi bien de jouer avec des musiciens traditionnels (au Maroc), comme de créer de surprenantes rencontres (son groupe Prime Time) où se mêlent le free, le rock, le funk et quelques autres debordements (avec James Blood Ulmer, puis lamaaladeen Tacuma). En 1987, comme si la boucle était bouclée ou que la coupure fût consommée avec plus d’éclat, il enregistre avec son ancien quartette (Cherry, Haden, Higgins) et son Prime Time. Le jeune Pat Metheny, quelques mois auparavant, l’avait invité àjouer en sa compagnie, mais selon ses propres et immuables principes. 1994 : il « tourne» avec Geri Allen, Charnett Moffet et Denardo.

Tout s’est passé comme si la musique d’Omette Coleman avait été entière d’emblée : à prendre ou à laisser. Dès son premier disque, le ton est donné. Omette s’est toujours installé dans un espace différent. Il l’a toujours été, Il l’était déjà. En un sens, sa carrière ne ressemble à rien, et sa réputation même a du mal à rendre compte de cette différence ({( quelque chose d’autre ») où il fixe la musique. On ne souligne qu’assez rarement, par exemple, la bizarre gaieté de ses mélodies, et qu’il est un des grands inventeurs d’airs, de thèmes, de chansons, si l’on veut, que le jazz ait récemment connus. Curieusement, sitôt après s’être imposé comme le seul novateur’ depuis Charlie Parker et Dizzy Gillespie, Omette disparaît. Il n’est pas du genre à s’imposer. Timide, aimable, réservé, il n’aura mené sa musique qu’escorté par une espèce de scandale permanent qui ne lui ressemble pas. En scène, il paraît gêné comme un adolescent. Il connaît parfaitement sa propre capacité d’invention, son entêtement d’une forme qui s’est imposée à lui, mais il semble toujours le premier surpris que sa musique dérange à ce point. Il est bien le seul compositeur lyrique de ces trente dernières années. Des airs légers, fluides, habités d’une étrange allégresse. Nulle gloire ne s’en est pour autant suivie. Son disque {( Free Jazz », titre et déflagration collective qui ont toute l’allure d’un manifeste, a bouleversé ce que le jazz, pourtant déjà renversé par Monk ou Mingus, avait d’assis. Il n’en a cependant tiré aucun dividende. Un des tout premiers, il a provoqué, peu de temps après, ces mélan(les détonants de rythmes obsédants et d’Improvisations déchaînées. Cela lui a même valu, dans les chroniques, le grade un peu comique de {( père du funk ». Mais cette paternité ne lui a rien rapporté. Il reste un « père » sans postérité, un fondateur sans troupe, un gourou sans emploi. C’est même le principal de ses mérites et sa plus forte déclaration involontaire de liberté. Pendant trente ans, il fomente et développe une surprenante conception harmonique. On sourit ou on la tient pour rien. Il a un talent tout particulier pour ne pas en profiter. Il vit, sans même le vouloir, à l’écart des modes, des circuits et du succès. On ne lui a rien passé, en fait, ni ses saxophones en plastique blanc, ni son jeu tout à fait singulier au violon et à la trompette, et

Qu’on prend pour les déraillements d’un débutant, ni peut-être ses tenues voyantes dont il semble toujours s’excuser. Lui qui est la douceur même, il est allé jusqu’à s’attirer, par la musique, des violences dont sa couleur de peau ne fut que le prétexte supplémentaire (dents cassées à la sortie d’un club, saxophone écrasé).

Tout cela pourrait bien finir par faire, en dernier recours, une biographie d’artiste maudit. Il ne lui viendrait même pas à l’idée d’en prendre la pose. Il a d’autres chats à fouetter : cette musique, par exemple, qu’il aime tant qu’il n’a pu, sans lui tordre le cou, supporter de la voir établie, conventionnelle. II a aimé et respecté Charlie Parker au point d’en brusquer, pour que sa force d’insurrection ne s’abîme pas dans l’académisme des disciples, la leçon. En un sens il a, devant l’histoire, perdu, parce que l’époque s’est vite lassée ou effrayée de cet activisme. Mais il n’y a pas la moindre énigme autour d’Omette Coleman. A peine quelques paradoxes trompeurs. En fait, la force irrecevable de sa musique, la qualité intacte de son énergie, la flamme de ces petits airs qui dansent et cette fidélité jamais démentie à son désir de changement expliquent tout. Sa chance finira par venir. Il le sait et le dit doucement depuis son deuxième disque, « Tomorrow Is The Question », demain, voilà la vraie question. – F.M.

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« Something Eise » (1958); Klactoveedsedstene (Bley, 1958); Lonely Woman (1959); Abstraction (Gunther Schuller, 1960); First Take, Free Jazz (1960); The Legend Of Bop (1961); « Omette On Tenor» (1961), 11le Empty Foxhole (1966); Old Gospel (Jackie McLean, 1967); « Fnends And Neighbors )’ (1970), Skies Of America (1972); The Golden Number (Haden, 1976); « Soap Suds» (1977); « Song X » (Metheny, 1986); « ln Ali Languages » (1987), Bourgeois Boogie (1988) ; Misterioso (« Naked Lunch « , Howard Shore, 1991). 

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