Inscription Aller à: [ recherche ] [ menus ] [ contenu ] [ montrer/cacher plus de contenu ]



INSTRUMENTS-NOU KA SONJE YO

generalhh.jpg

INSTRUMENTS-NOU KA SONJE YO
Album : INSTRUMENTS-NOU KA SONJE YO
Prenez Soin de L’héritage Un peuple qui a la mémoire courte est un peuple qui n’a pas d’avenir La musique, instruments Traditionnels
1 image
Voir l'album

INSTRUMENTS 

Il n’est guère possible de retrouver l’origine de la plupart des instruments de musique, souvent fruit d’une longue évolution et de traditions plongeant loin leurs racines dans l’histoire de l’humanité. Les recherches effectuées pour les perfectionner et en multiplier les possibilités sonores placent en revanche les luthiers et les facteurs d’instruments au rang des plus grands inventeurs.

INSTRUMENTS TRADITIONNELS Harpe 

La harpe est un des plus anciens instruments de musique. Elle dérive de l’arc musical primitif. On la trouve déjà chez les Sumériens et les Egyptiens, 3000 ans avant J.-C. Très populaire chez les Grecs, les Romains et au Moyen Âge, elle acquit sa forme moderne après diverses modifications, culminant avec la fabrication, en 1801, des premières harpes à double mouvement, par le Français Sébastien Erard.

Flûte 

L’origine de la flûte remonte à la préhistoire. Au Moyen Age, on utilisa surtout la flûte à bec et c’est seulement à partir du XVIIe siècle que la flûte traversière, grâce surtout aux travaux de flûtistes parisiens, les Hotteterre, commencera à la supplanter. Mais en 1832, Théohald Böhm, flûtiste de la chapelle royale de Munich, améliore et modifie la flûte de telle sorte qu’on peut parler d’une véritable réinvention. C’est ainsi notamment que le métal remplace le bois.

Flûte octobasse (1984) 

C’est à un Français, Jacques Lefèvre, que l’on doit l’octobasse, une flûte unique au monde, dont le registre s’étend sur deux octaves. Elle a été présentée pour la première fois le 23 mai 1984, au Japon, puis, en novembre, à Paris (IRCAM).

Hautbois 

Connus en Égypte plus de 2000 ans avant J.-C., les instruments de la famille du hautbois sont issus de l’aulos à anche double dont les Grecs attribu0aient l’invention à Minerve et même à Apollon. Toutefois, il faudra attendre le XIX » siècle et les perfectionnements de Frédéric Triébert pour que le hautbois soit définitivement mis au point.

Trompette 

On a découvert en Égypte une trompette de bronze datant du 11E miIlénaire.

Longtemps droite, elle fut recourbée en S au xve siècle, mais l’art d’enrouler le tube sur lui-même ne fut connu qu’à la fin du XVIe siècle.

Vers 1815 apparut la trompette à pistons – augmentant considérablement ses capacités chromatiques dont l’invention est attribuée à l’Allemand Stölzel.

Cor 

Le cor est sans doute l’un des instruments les plus anciens. Les chasseurs ou les guerriers utilisaient des cors primitifs, taillés dans des cornes d’animal. Notons d’ailleurs que l’olifant était un cor tiré d’une défense d’éléphant. Transformé et désormais en métal, le cor fut introduit dans l’orchestre au XVIIe siècle. Eh 1815, l’Allemand Stölzel inventa le cor chromatique à pistons, seul utilisé de nos jours.

Percussions 

Rythmant la plupart des musiques folkloriques, les percussions furent sans aucun doute les tout premiers instruments de musique à avoir été inventés par l’homme.

Leur richesse et leur couleur sonores leur ont ouvert également les portes de l’orchestre symphonique et de nombreux compositeurs ont écrit pour les « percussions » : le Glockenspiel sera utilisé pour la première fois par Haendel en 1783, Béla Bartok écrira pour le célesta, inventé en 1868 par le facteur d’harmonium Mustel, Saint-Saëns incorporera le xylophone à l’orchestre dans
la Danse macabre (1874) et Ravel, le fouet, dans son Concerto en sol (1931).

Clavecin (Ille siècle av. J.-C.) 

Le clavecin a pour origine légendaire le monocorde d’Archimède (278-212 avant J-C.). Le mot clavecin apparut en 1631.

Orgue (Ille siècle av. J.-C.) 

Les orgues les plus anciens, constitués d’une sorte de grande flûte de Pan munie de deux pompes envoyant de l’air dans les tuyaux (d’où leur nom d’hydraule), furent inventés soit par le Grec Ctésibios d’Alexandrie, soit par Archimède, vers 220 av. J-C.

Le premier orgue vu en France fut offert à Pépin le Bref par un empereur byzantin (757).

Le plus grand instrument jamais construit est celui de l’Auditorium d’Atlantic City, dans le New Jersey (USA). Terminé en 1930, il comporte 33 112 tuyaux, 1 477 registres et 2 buffets.

Le plus petit orgue (1984) 

Créé en 1984 par un menuisier strasbourgeois, Hubert Molard, l’orgue Lilliput mesure 28 mm de largeur et se joue, à l’aide d’un cure-dents. Il possède un clavier de 23 touches et un pédalier de 12 touches, une mémoire de 96 notes et un programme de 8 morceaux. Hubert Molard est également le créateur du PPCM (Plus Petit Computer Musical), inventé en 1983.

La portée (xe siècle)

L’introduction d’une véritable portée dans l’écriture musicale est due au moine italien Guido d’Arezzo (vers 990 – vers 1050); celui-ci préconisa l’usage de quatre lignes sur lesquelles l’emploi de clefs et de couleurs différentes fournissait les points de repère nécessaires.

On doit également à Guido d’Arezzo la solmisation, c’est-à-dire la dénomination des notes ut, ré, mi, fa, sol, la, si, « inventée » à partir des premières syllabes d’un texte latin.

Violon (1529) 

Issu d’instruments à archet du Moyen Age et de
la Renaissance tels que le rebec et la lyre à bras, le violon est apparu en France en 1529 mais c’est en Italie, aux XVIIe et XVIIIe siècles, que l’art des luthiers, tels N. Amati et surtout N. Stradivarius (1644 ( ? )1737), le porta à son apogée. Plus de 1 100 instruments ont été créés par Stradivarius, dont il reste un peu moins de la moitié. On doit également à Stradivarius, vers 1680, la forme définitive du violoncelle.

Clarinette (1700) 

A Nuremberg, vers 1700, l’Allemand Jean-Christophe Denner inventa la clarinette.

Mais ses origines sont très anciennes: elle a pour ancêtres l’arghoul de l’Egypte ancienne, l’aulos grec et, plus près de nous, les chalumeaux du XVIIe siècle.

Après une série de modifications, le système Böhm (v. Flûte) lui fut appliqué et la clarinette atteignit alors sa perfection technique.

Piano (1710) 

L’ancêtre du piano (instrument à cordes frappées) est l’échiquier, mais l’inventeur du piano est l’Italien Bartolomeo Cristofori, qui crée en 1698 son premier cembalo a martelletti (clavecin à petits marteaux) et, vers 1710, son premier pianoforte dont il subsiste un exemplaire, datant de 1720, au Metropolitan  Museum de New York. A ce premier clavier, nombre d’améliorations furent apportées par la suite: G. Silbermann perfectionna le système des marteaux, J. A. Stein inventa les pédales (l789) » etc. Mais c’est le Français Sébastien Erard qui, en inventant en 1822 l’échappement double per¬mettant la répétition de la note, peut être considéré comme le véritable créateur du piano moderne.

Un piano à queue dans un piano droit (1986) 

Un technicien français, Gilbert Gombault, a breveté en 1986 l‘Action Repetition System, un système de ressort qui apporte une amélioration sensible de la répétition d’une note. Presque tous les pianos droits peuvent être équipés de l’ARS, et se rapprocher ainsi des pianos à queue

.

Clavier flexible pour les enfants Sur un même piano, la firme taïwanaise Kou-Bin propose un double clavier flexible et un dispositif de pédales à deux niveaux, le niveau supérieur étant spécialement destiné aux enfants.

Diapason (1711) 

Le diapason a été inventé en 1711 par le luthiste anglais John Shore.

Boîte à musique (1796) 

La première boîte à musique fut probablement inventée à Genève en 1796, par l’horloger A. Favre. Il utilisa le procédé du cylindre à goupilles dont l’origine se rattache au carillon mécanique, déjà signalé au XIVe siècle.

Orgue de Barbarie (1800) 

Probablement inventé vers 1800 par Barberi, cet instrument était destiné à accompagner les musiciens ambulants. Quoique proche, il ne faut pas le confondre avec le limonaire, inventé en 1880 par les frères Limonaire.

Métronome (1816) 

On attribue l’invention du métronome, appareil permettant la détermination exacte du tempo, à l’Allemand Johann Maelzel (1772-1832), ami de Beethoven, qui le fit breveter en 1816.

Harmonica (1821) 

L’harmonica, instrument à vent à anches libres, a été inventé en 1821 par l’Allemand C.F.L. Buschmann, qui cherchait un appareil lui permettant d’accorder les pianos avec plus de facilité. En 1857, le facteur d’orgue allemand Mathias Hohner fonda l’industrie de l’harmonica.

Accordéon (1829) 

L’accordéon peut se réclamer d’un grand nombre d’ancêtres, parmi les quels le sheng chinois, inventé par une reine légendaire, Nyu Wa, au milieu du IIIe millénaire.

Mais c’est à l’Autrichien Cyril Demian que l’on doit « l’accordéon » tel que nous le connaissons (brevet déposé le 6 mai 1829).

Depuis 1935, une coupe mondiale de l’accordéon est organisée par
la Confédération Internationale des Accordéonistes. En 1986, la coupe a été remportée par le Soviétique Iuri Fiedorov.

Bandonéon (1850) 

Le bandonéon, accordéon de forme hexagonale, indissociable du tango, a été inventé en 1850 par l’Allemand Heinrich Band. C’est seulement vers 1870 qu’il apparaîtra en Argentine dont il deviendra l’instrument national.

Saxophone (1846) C’est en cherchant à améliorer la clarinette basse que le Belge Adolphe Sax (1814-1894) inventa un nouvel instrument, le saxophone. Breveté en 1846, il remporta ses premiers succès dans les fanfares militaires, avant de devenir l’un des instruments phares du Jazz. 

Guitare (1850)

Les origines de la guitare sont controversées. Elle emprunte son nom à des instruments sans manche (kettarah assyrien, 1000 av. J.-C.) et l’on suppose que le manche fut ajouté au début de notre ère. Après une longue évolution, c’est au luthier espagnol A. de Torres que l’on doit la guitare moderne (vers 1850). Il s’est particulièrement attaché à en embellir la sonorité, à améliorer la table d’harmonie supérieure et à standardiser la longueur des cordes.

Guitare transparente (1987) 

Joël Laplane, physicien, acousticien, guitariste classique, et maître luthier à Marseille, est l’auteur d’une série d’inventions qui ont amélioré la puissance et la sonorité des guitares. En mars 1987, il a déposé un brevet permettant d’annuler complètement la tension des cordes qui s’exerce entre le manche et la caisse.

Par ailleurs, il a conçu pour Francis Lalanne une guitare électro-acoustique stéréo entièrement transparente, en altuglas.              

Batterie (1910) 

Base de la musique moderne, la batterie de percussions est née vers 1910 à
La Nouvelle-Orléans. A la suite d’une lente évolution, c’est vers 1950 qu’elle trouve la forme que nous lui connaissons actuellement.

Kiosque à musique ambulant (1986) 

Un kiosque à musique sur la place d’un village, c’est joli, mais c’est presque toujours vide. Alors, pourquoi ne pas concevoir un kiosque qui suivrait les musiciens? Une dynamique équipe de Nantais est allée jusqu’au bout et a conçu ESPO, un ensemble très sophistiqué, qui se replie dans un camion, et qui, installé, peut accueillir une trentaine de musiciens. Yvon Berrange, Michel Durand, Jean-Marc Sorin et Yves Guérin espèrent maintenant exporter leur création.

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 

QUI A INVENTE ?…NOU KA SONJE YO

hhhhhh3.jpg

QUI A INVENTE ?… 

L’opéra 

C’est Jacopo Peri qui créa le premier opéra de l’histoire. La première représentation de son Euridice eut lieu au palais Pitti, à Florence, lors des fêtes du mariage (par procuration) de Henri IV et de Marie de Médicis, le 6 octobre 1600. Mais le premier chef-d’œuvre du genre est l’Orfeo de Claudio Monteverdi, créé en 1607, et toujours interprété 380 ans plus tard puisque l’enregistrement récent de Michel Corboz est disponible en disque compact.

La Salle D’opéra

Deux cardinaux romains, Antonio et Francesco Barberini, firent construire en 1620 le premier théâtre spécialement conçu pour y jouer de l’opéra, le Teatro delle quattro fontane. Il pouvait accueillir plus de 3 000 spectateurs.

L’opéra dela Bastille, conçu par l’architecte Carlos Ott, devrait être inauguré le 14 juillet 1989. Il offrira 2 700 places.
La Symphonie 

C’est à Giovanni Gabrielli que l’on doit les premières compositions véritablement symphoniques (1597 et 1615); mais c’est au XVIIIe siècle, à Mannheim (Allemagne) que naîtra la symphonie telle que nous la connaissons, dont la forme sera portée à sa perfection par Mozart (1756-1791) et Beethoven (1776-1827).

La plus longue : Victory at sea, de l’Anglais Richard Rodgus (1952), 13 h !

QUI A INVENTE ?...NOU KA SONJE YO
Album : QUI A INVENTE ?...NOU KA SONJE YO
Le Blues Expression d'une détresse fondamentale (« I feel blue », autrement dit « J'ai le cafard »), le blues chanté par les esclaves noirs américains est apparu aux États-Unis peu de temps avant l'abolition de l'esclavage (1863).
2 images
Voir l'album
 

Le Blues 

Expression d’une détresse fondamentale («  I feel blue », autrement dit « J’ai le cafard »), le blues chanté par les esclaves noirs américains est apparu aux États-Unis peu de temps avant l’abolition de l’esclavage (1863). Le premier blues « officiel» de l’histoire est le célèbre Memphis Blues (1912) composé par un musicien noir, W.C. Hardy, à l’occasion de la campagne électorale pour la mairie de Memphis.  »

LE JAZZ 

Profondément influencé par le blues et les negro spirituals, le jazz est né vers 1900 dans les quartiers « chauds » de
La Nouvelle-Orléans
(Storyville). A partir de 1917, il émigra vers le nord, à Chicago, où il va véritablement prendre son essor. Le premier enregistrement de jazz aura d’ailleurs lieu en 1917, à Chicago, par le Original Dixieland Jazz Band. Depuis lors son évolution a été considérable: le be-bop (1942¬1949); Charlie Parker; le cool (1949-1954), Miles Davis; le free jazz, vers 1965, Ornette Coleman; le jazz-rock, début des années 80, Herbie Hancock et Chick Corea.

LE ROCK 

Lancé par Bill Haley (Crazy man crazy, 1953) et surtout par Elvis Presley (1935-1977), introduit en France par Johnny HalIiday en 1960, le rock est né d’une rencontre entre la country music blanche et le rythm and blues noir.

Par la suite, le rock s’est divisé en multiples tendances : protest song, Bob Dylan, 1960; classic rock, 1967, Procol Hamm, Pink Floyd; disco, 1974, Travolta/ Newton-John; reggae, 1975, Bob Marley; soui music, Stevie Wonder, Michael Jackson; etc.

LE DIQUE D’OR 

Inventé par les dirigeants de
la RCA en 1941, à l’occasion, du succès de l’enregistrement de Chattanooga Choo Choo par Glenn Miller, vendu à plus d’un million d’exemplaires. Pour cet exploit, il reçut, au cours d’une émission de télévision sponsorisée par les cigarettes Chesterfield, le 10 février 1942, la matrice de son disque plaquée or. L’idée fut reprise par toutes les maisons de disques, puis officialisée par l’Association Américaine de l’Industrie du Disque (RIAA) en 1958.

Le record est détenu par les Beatles: 47 disques d’or.

LE TOP 50 Philippe Gildas s’est sans doute inspiré des charts américains pour concevoir le Top 50, premier classement officiel des chanteurs et des chansons en France. Marc Toesca sur Canal Plus et Yann Hegann sur Europe 1 ont présenté la première émission le 4 novembre 1984. Le premier numéro du magazine est paru le 10 mars 1986. Et le 15 février 1987 paraissait un livre présentant le classement sur un an, Les Tops d’Or du Top 50, 

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 

REPRODUCTION DU SON -NOU KA SONJE YO

hhhokokok.jpg

REPRODUCTION DU SON -NOU KA SONJE YO
Album : REPRODUCTION DU SON -NOU KA SONJE YO
REPRODUCTION DU SON Phonographe (1877) Disque (1887) Juke-box (1889) Audio catalogue (1987) Microphone (1925) Disque stéréophonique (1933) Modulation par impulsions codées (1926) Enregistrement photographique des sons (1901)
2 images
Voir l'album

REPRODUCTION DU SON  Phonographe (1877) 

L’inventeur du phonographe est l’Américain Thomas Edison (1847¬1931), qui, le 12 août 1877, réalisa un appareil fonctionnant avec un cylindre et le fit breveter le 17 février 1878. Son invention valut à Edison une célébrité mondiale mais la qualité du son était médiocre et les cylindres duraient peu. Edison préféra se consacrer à d’autres recherches et laissa à d’autres inventeurs le soin d’améliorer son phonographe.

Deux Américains, Chichester Bell, cousin de A. G. Bell, l’inventeur du téléphone, et Charles Summer Tainter firent breveter en 1886 un appareil proche du phonographe, le graphophone, dont l’exploitation sera à l’origine de
la Columbia Broadcasting System (CBS); en 1887 et 1888, l’Allemand Emile Berliner invente le disque (voir article suivant), reprenant là une idée ancienne du Français Scott de Martinville, le phonautographe (1857), sans oublier, bien sûr, le paléophone de Charles Cros.

Disque (1887) 

En 1887, un Allemand habitant les États-Unis, Emile Berliner, remplace le cylindre du phonographe par de minces galettes de zinc, recouvertes de cire, sur lesquelles sont tracés des sillons. Il invente ainsi le disque, puis l’appareil qui permet de le lire, le gramophone. En réalité, disque et cylindre vont cohabiter pendant de nombreuses années.

Un an après, en 1888, Berliner met au point la duplication de ses disques à partir de matrices, par galvanoplastie. Revenu en Allemagne, il sera, en 1898, le fondateur, avec son frère, de
la Deutsche Grammophon Gesellschaft.

Juke-box (1889) 

D’abord à cylindres, le premier jukebox fut installé par l’Américain Louis Glas au Royal Palace de San Francisco, le 23 novembre 1889.

Vint ensuite le phonographe public, (Gabel, 1906), malheureusement de piètre qualité musicale.

L’apparition du gramophone électrique (1925-1926) va donner un nouvel essor au juke-box. En 1926, un Suédois immigré aux Etats-Unis, J.-P. Seeburg, invente l’audiophone, offrant un choix de huit disques.

Il faudra attendre 1950 et l’apparition du premier appareil fonctionnant avec des 45 tours pour que se généralise l’usage du juke-box.

Audio catalogue (1987) 

 L’Audiocatalogue, inventé en novembre 1985 par un jeune ingénieur de Montpellier,

 Jean Alain Sidi, permettra aux discophiles de découvrir l’ensemble de la production discographique sur des pupitres de consultation interactive. L’auditeur pourra consulter un catalogue de disques, puis écouter sa sélection. Breveté en 1987, l’Audio catalogue sera commercialisé en 1988.

 Image de prévisualisation YouTube

Microphone (1925) 

En 1925, une équipe des laboratoires Bell, dirigée par Joseph Maxfield, met au point l’enregistrement électrique. Désormais, le microphone, transformant le son en variations d’un courant électrique, remplace les immenses pavillons. Le premier disque commercial produit par gravure électrique apparaît en 1925 également.

Disque stéréophonique (1933) 

Les premiers disques stéréophoniques furent produits par la firme britannique EMI

(Electric and Musical Industries) en 1933. 

Les recherches, qui aboutirent à l’enregistrement de 78 tours stéréo, avaient été dirigées par le physicien Alan Dower Blumlein.

Les travaux de Blumlein et d’EMI restèrent expérimentaux jusqu’en 1958, date à laquelle la société américaine Audio Fidelity et les sociétés britanniques Pye et Decca sortirent les premiers disques stéréo commerciaux, grâce à de nombreux progrès techniques.

Microsillon {1947} 

En 1947, le microsillon fut inventé, aux États-Unis, à l’intention de la firme CBS, par

Peter Goldenmark, pour remplacer le 78 tours. C’est un disque

dont la vitesse de rotation est de 33 tours 1/3 par minute. Le brevet fut déposé sous le sigle LP, Long Playing. Les premiers enregistrements sur microsillon furent le Concerto pour violon de Mendelssohn,
la Quatrième Symphonie de Tchaïkovski et une comédie musicale : South Pacific.

Modulation par impulsions codées (1926)  

La modulation par impulsions codées semble avoir été inventée par Paul M. Rainey en 1926.
La MIC fut réinventée en 1939 par A.H. Reeves et redécouverte pendant
la Seconde Guerre mondiale par les laboratoires Bell (Bell Laboratoires (USA) pour les besoins du secret des conversations téléphoniques.

Ce procédé permet d’échantillonner un signal continu (tel qu’un signal téléphonique); la valeur de chaque échantillon est ensuite quantifiée et convertie par codage en un signal numérique.

Processeur audio-digital (1977) Le premier processeur audio-digital (PCM, pour Pulse Coded Modulation) a été vendu par Sony en 1977. Cet appareil sert à transformer des signaux-son analogiques en signaux numériques. ‘On obtIent ainsi une qualité sonore pratiquement sans égale. Le PCM permet par exemple d’utiliser un magné¬toscope pour effectuer des enregistrements sonores numériques.

Enregistrement photographique des sons (1901) 

L’enregistrement photographique des sons sur une bande sensible est dû à l’Allemand Ruhmer, d’une part, et à l’Anglais Duddel, d’autre part: ils le mirent au point simultanément en 1901. Ils avaient utilisé le phénomène de l’arc chantant, connu depuis 1892 et étudié par Thomson et Simon.

Disque compact (1979) 

Le disque compact a été mis au point en 1979 par Philips aux Pays-Bas et Sony au Japon (accords croisés de licence). Sur ce type de disque, on utilise un procédé de gravure numérique, et non analogique comme sur un microsillon. Le signal est codé sous forme binaire (suite de « 0 » et « 1 »). Le traditionnel sillon a donc disparu : il est remplacé par une multitude de micro-cuvettes appelées « pits ». On en compte environ quatre millions par seconde. Le disque compact mesure 12 cm de diamètre et peut conserver jusqu’à une heure de musique ou de sons sur une seule face. La lecture s’effectue à l’aide d’un faisceau laser. L’invention du disque compact découle des travaux sur le vidéodisque

Commercialisé en Europe en mars 1983 (380000 disques compacts vendus cette année-là) le disque compact a reçu l’Oscar 1984 du Livre Mondial des Inventions. 

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 

MANO RADIO CARAÏBES-Prenez Soin de L’héritage

martiniquehhhhhhhh.jpg

Quartier (voltaire), ROBERT
Album : Quartier (voltaire), ROBERT
Peu de martiniquais naissent le Quartier (voltaire), Niché au plus Haut du ROBERT
1 image
Voir l'album

Peu de Martiniquais  naissent Le Quartier ((Voltaire)), Niché au plus Haut du ROBERT.A cette époque, C’était dans les années trente, Quarante,il fallait être de  Cette Catégorie d’hommes et de Femmes au tempérament de Fer, pour tirer de la terre parfois ingrate de ce coin isolé,le pain quotidien de la famille;famille souvent fort nombreuse,comme celle de Monsieur Gabriel Léonard LOUTOBY  et de son épouse Née Sérafine Odette LUDOP.Douze enfants naquirent en effet de leur Union ! MANO, Le Benjamin,est né le 24  Aôut 1945.

Gabriel Léonard LOUTOBY
Album : Gabriel Léonard LOUTOBY
Monsieur Gabriel Léonard LOUTOBY et de son épouse Née Sérafine Odette LUDOP. Douze enfants naquirent en éffet de leur Union ! MANO, le Benjamin, et né le 24 aôut 1945. 17 images
1 image
Voir l'album

Il  Fallait survivre,en ces temps difficiles.il fallait aider les parent: cultiver,sarcler,récolter, S’occuper ses animaux,et,dans tous cela,il restait peu de temps pour les études. Mano pu Malgré tout,fréquenter l’école primaire du ROBERT; puis,doté d’une volonté farouche de progresser, le voilà à Fort-de-France,Où il fait
la Connaissance d’un grand Humaniste: HECTOR SAE.commense alors les cours d’adultes aux Terres Sainville,Sanctionnés par le certificat D’études en 1960.

Mano-carnaval-1963
Album : Mano-carnaval-1963

3 images
Voir l'album

Mano a alors  quinze ans.il pense à son avenir qui,il l’a compris,n’est pas à  (( Voltaire)) .II Ressent déjà la fibre de la communication et s’inscrit au cour d’électronique par correspondance de EURELEC. A  dix-huit ans,le voilà en France pour se perfectionner,toujours dan la même école; il décroche alors son diplôme de Réparateur Radio. Il faut maintenant rentrer au ((Pays))! Une fois sur place,il ouvre un atelier de Réparation,ROUTE DES RE LIGIEUSES (
La Ravine),tel atelier qu’il doit fermer dès 1965, pour effectuer son service National en  Guadeloupe.

il ouvre un atelier de Réparation
Album : il ouvre un atelier de Réparation
Route des Religieuses ( la Ravine),tel atelier qu'il doit fermer dès 1965, pour effectuer son service Nationnal en Guadeloupe.
3 images
Voir l'album

 Mano Loutoby est affecté à L’intendance, mais effectue souvent des incursions dans la section matériel et Transmission. son devoir accompli,Mano,tenace,rouvre son alelier qu’il tient jusqu’en 1970,année au cours de laquelle il est recruté par le service Signalisation Routière de la ville de Fort de France qui vient de se créer .En 1976,suite à des aménagements du service,Mano est muté au service électricité,

Mais,dès cette année,il sent qu’un tournant est proche .il est sollicité par RADIO CARAÏBES,basée alors à SAINTE-LUCIE,

 Pour animer des émissions de proximité. IL accepte. pendant deux ans,il mena de fron son emploi à la  ville de Fort-de-France et l’autre activité de communication,qui,non sellement lui prenait de plus en plus de temps. mais,révélation décisive,la captivait aussi,chaque jour davantage.

RADIO CARAÏBES  à Sainte-Lucie-1975
Album : RADIO CARAÏBES à Sainte-Lucie-1975
Album: Radio Caraïbes ,basée alors à Sainte-Lucie 1975-1976
2 images
Voir l'album

Il fallait à cette époque monter certaines émissions dans un Studio de fortune, puis prendre L’avion, pour Sainte-Lucie. Un bi- place,qui un jour le transportait,Tomba  même à L’au à L’approche de CASTRIES ! C’était l’époque héroïque des pionniers de
la Radio aux Antilles et de
la Bande AM. Il fallait pourtant faire un choix .il le fit en 1978 quand,fortifié dans sa Vocation et encouragé par l’estime et le succès qu’il avait récolté au cours des deux précédentes années,il opta définitivement pour RADIO CARAÏBES.

ANIMATEUR RADIO CARAÏBES 1982
Album : ANIMATEUR RADIO CARAÏBES 1982
R.CI-MARTINIQUE 1982 BATHAZA,IGNAS,FRANK,MANO PIERRE,ALBERT
1 image
Voir l'album

 Voilà Mano au pied du mur;confirmer son talent, son imagination,son sens des relations humaines et de l’innovation .il le fit avec maestria,en créant coup sur coup des émissions  (( Canon )),en Créole s’il vous plaît,chose à peine tolérée en ces temps.  Radio Caraïbes nouveau était né ! Tout en  promotionnant le Créole donc,Mano s’est penché avec acharnement,sur les réalités et les besoins de ses compatriotes, les plus jeunes,les plus anciens,les plus nécessiteur ,en leur apportant réponses à leurs questions, à leurs inquiétudes ou parfois à leur solitude.

Bouillonant  D’idées,mais,plein d’humilité,il a su faire appel à des personnes ressources, pour assurer la technicité des débats;tels débats dont l’audience ne cessait de croître,aidée en cela par la libéralisation des ondes de 1981 et l’arrivée de
la FM. Ainsi naquirent:

Radio Caraïbes Stusdio-immeuble
Album : Radio Caraïbes Stusdio-immeuble
1976 RCI immeuble galette-ok 1978 RCI immeuble massale-ok 2000 RCI 2 Boulevard de la Marne
4 images
Voir l'album

 Des émissions à caractère social,civique et humain comme:

 Docteur Caraïbe : conseils et prévention de la santé.

Avocat Caraïbe : informations et conseils juridiques.

Notaire Caraïbe : Conseils.

Bonjour Monsieur le Maire:proximité communale et civisme.
La Jéness en tant Lontan: destinée au 3° àge.il s’en suivit la création de très nombreux Clubs.

La Jéness nou vin wè zot: destinée au Jeunes.

Cé nou minm : Emission hebdomadaire au cours de la quelle bien des conflits sociaux ont été réglés en direct. dans le studio de Radio Caraïbes

Mano Rétro (coucou rétro) crée 1975

Nou ka sonjé yo

Le Bon EXEMPLE

Sa Zot Ka Fe

Etc,Etc

2 Des émissions à caractère économique comme:

 Entreprise  Caraïbe.De nombreuses petites entreprises ont été connues par le biais de cette émission et se sont développées.

 3-es émissions de vulgarisation de la tradition comme:

MANO  NOËL.Mano a ressuciter la tradition du cantique qui avait presque totalement disparu.il le fit en radio,il le fit en télévision-T.C.I-, il le fait encore chaque année, dans des nombreuses communes qui voit en cela une excellent moyen de ressouder leur population et lui offrir un divertissement dans la ferveur de
la Noël.

Concours de la chanson créole:

 Qui a vu l’émergence de  nombreux jeunes talents de la chanson.

Hommage à :IL contribua à faire sortir de l’ombre du temps,des artistes comme:Eugene Mona… Aderson Bagoé…Honoré Coppett… Ti Emile,Lord KICHINER…Mighty SPARROW …loulou Boislaville… Fermand DONATIEN…Eddy Gustave…Sam CASTENDET…Maurice CHARLERY…Barel COPPET…Hurard COPPET…Maruis CULTIER…Eugène DELOUCHE….Frantz Charles Denis…Léona GABRIEL…Paul JULVECOURT…Nel LANCRY…AL LIRVAT…Sully LONDAS…Maurice LONGRAIS…Pierre LOUISS…Lola MARTIN…Marcel MISAINE…Max RANSAY…Moune de RIVEL…Alexandre STELLIO…Abram VICTOR…Jo AMABLE…Jean BALUSTRE… ETC ETC.

T.C.I-EMISSION PAYOTT
Album : T.C.I-EMISSION PAYOTT

1 image
Voir l'album
 

PAILLOTTE : T.CI

Mano à toucher aussi à
la Tété,avec cette émission dont on parle toujours.il a présenté aux jeunes génération et aux autres qui les avaient connu,les grands compositeur, Musiciens,Interprètes  de L’époque des PAILLOTTES: Francisco—-Loulou Boislaville—-BoïDon— Fernand Donatien—-Claude Confiant—-ETC ETC.

Discotheque Privée de Loutoby Mano
Album : Discotheque Privée de Loutoby Mano

4 images
Voir l'album

Mais mano est aussi un mélomane éclectique,averti  (Jazz,Classique,Grand Répertoire Français, Musique du Monde, locale et Caribéenne). il est sans doute un des plus grands Collectionneurs de MARTINIQUE  avec  pas moins de  25000 Albums. Classés,rangée et bientot Répertoriés sur un système informatique qu’il maîtrise d’ailleurs à merveille

Festival de la clarinette au Lamentin
Album : Festival de la clarinette au Lamentin
C’était les Premiers Emission Radio Festival de la Clarinette du Lamentin Photo: Georges Erichot,Barel Coppet Syly Londas,Herelle Edouard,et Mano RCI
2 images
Voir l'album

A noter qu’il est à L’Origine du concept du (( Festival de
la Clarinette)) du Lamentin.Cependant,Mano trouve aussi le temps, par le truchement d’une bibliothèque personnel dense et sérieuse,de se cultiver et de faire partager le fruit de ses lectures à ses auditeurs,au travers d’émissions ponctuelles, consacrées à des pays méconnus,ou de grands hommes comme Toussaint Louverture…. De Gaulle…. Ou Malraux….Césaire…. etc etc dont il cite par coeur des extraits de Discours célèbres.

Bibliothèque Privée Mano rci
Album : Bibliothèque Privée Mano rci

2 images
Voir l'album

  Diplômes  et Décorations Reçus.

Diplômes et Décorations Reçus
Album : Diplômes et Décorations Reçus
Décret du 12 mai 1999 portant promotion et nomination M. Loutoby (Martel, Mano), animateur, producteur d'émissions radiophoniques à la Martinique ; 35 ans d'activités professionnelles
6 images
Voir l'album

 Diplôme D’honneur de
la Nuit des 7 Arts. le 6-Janvier-1988.

Trophee du Meilleur Animateur Radio.Janvier 1989.

L’homme qui a libéré la « pawol kreyol »

Mano Loutoby est une star qui a touché
la Martinique au cœur. A 62 ans, l’animateur de Radio Caraïbes International reste pour tous celui qui a sorti le créole de l’ombre. Dès 1976, il lance sur RCI, dont les émetteurs sont alors installés sur l’île britannique de Sainte-Lucie, une série audacieuses (Doktè karaib, Bonjou misié li-mè, La jénès an tan lontan),durant lesquelles des notables, qui n’avaient jamais utilisé la langue régionale sur une quelconque tribune, acceptaient de n’intervenir qu’en créole pendant deux ou trois heures. Mano se souvient encore du scandale consécutif à l’émission avec Mgr Marie-Sainte, au début des années 1980 : « France-Antilles en avait fait sa Une, parlant de l’archevêque qui avait “osé” s’adresser en créole aux Martiniquais. » L’animateur se rappelle aussi fièrement avoir réussi à mettre fin à un conflit qui paralysait le secteur du BTP depuis trois mois, en amenant patrons et ouvriers à négocier en créole à la radio. « J’ai voulu montrer que notre langue n’est pas réservée aux blagues et qu’elle peut servir à expliquer clairement des choses très sérieuses comme le droit, la santé ou la politique. » Au-delà d’une langue, c’est tout un pan de la culture martiniquaise que Mano Loutoby a ainsi introduit sur la scène publique, de Frantz Fanon jusqu’aux traditions des fêtes de Noël, devenues depuis les « Mano-nwel ».

Décret du 12 mai 1999 portant promotion et nomination   Aperçu   M. Loutoby (Martel, Mano), animateur, producteur d’émissions radiophoniques à
la Martinique ; 35 ans d’activités professionnelles et de services militaires. …
 

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 

Ornette Coleman-Nou Ka Sonjé Yo

hhhhhok1.jpg

Ornette Coleman-Nou Ka Sonjé Yo
Album : Ornette Coleman-Nou Ka Sonjé Yo
Ornette Coleman est un saxophoniste ténor et alto, un trompettiste, un violoniste et compositeur, né à Fort Worth (Texas) le 9 mars 1930, précurseur majeur du free jazz.
3 images
Voir l'album

Image de prévisualisation YouTube

COLEMAN Omette. Saxophoniste (alto et ténor), trompettiste, violoniste, compositeur américain (Fort Worth, Texas, 9-3-1930). A quatorze ans, il étudie l’alto avant de se mettre, deux ans plus tard, au ténor. Tournant dans le sud des Etats-Unis avec des orchestres de rhythm and blues (Clarence Samuels), il s’arrête à
La Nouvelle-Orléans où il séjourne plusieurs mois avant de s’installer à Los Angeles. Garçon d’ascenseur le jour, il étudie L’.harmonie la nuit, ou l’inverse, et approfondit la théorie musicale tout en développant un style sans précédent, pratiquement atonal, sur des bases rythmiques apparemment flottantes, qui rompent avec les principes habituels de l’harmonie. Et avec ceux du jazz, fût-il moderne. Entendant une de ses compositions au hasard d’une séance, Red Mitchell cherche à le rencontrer et le présente à Lester Koenig quilui fait enregistrer ses premiers disques pour Contemporary (en 1958 avec Don Cherry, Walter Norris, le bassiste Don Payne et Billy Higgins, l’année suivante avec Mitchell, ou Percy Heath, et Shelly Manne). Pendant l’automne de la même année, Coleman, Cherry, Charlie Haden et Higgins constituent le quintette de Paul Bley

et jouent au Hilcrest Club de Los Angeles. John Lewis permet au saxophoniste et au trompettiste d’obtenir une bourse pour
la School of Jazz de Lenox (Massachusetts), en août 1959. A son retour à New York; à l’automne 1959, Omette Coleman fait l’ouverture du Five Spot avec Cherry. Il joue alors d’un alto en plastique blanc. Le groupe est immédiatement l’objet de violentes controverses. Mais le scandale ne lui réussit pas vraiment, et il n’obtient pas énormément d’engagements. Pour la marque Atlantic, Ornette enregistre alors une série d’albums avec Haden, Higgins et Cherry, dont les titres sont éloquents : « The Shape Of Jazz To Come », « Change Of Century », « This Is Our Music » … Ils annoncent ou décla¬rent l’esthétique du free jazz. L’expression « free jazz» sert d’ailleurs de titre à l’un des disques les plus fameux de la période, une composition spontanée et fulgurante d’un double quartette: Omette, Cherry, Scott LaFaro, Higgins d’une part; Eric Dolphy, Freddie Hubbard, Haden, Ed Blackwell de l’autre. Deux ans d’inactivité et Coleman revient en trio (David Izenzon, Charles Moffett) : sur scène, en Europe ou au cinéma (« Chappaqua Suite»). Ornette intègre son fils Denardo, batteur, à ses groupes dès l’âge de douze ans. A la fin de la décennie, il semble plus officiellement reconnu («  Jazzman of the Y ear » pour « Down Beat » en 1966; « Hall Of Fame» en 1969) et ouvre un studio dans un loft : \’ Artist House, à SoHo, où se tiennent des expositions, des projections, des concerts, etc.

En 1972, il crée Skies Of America, une œuvre pour orchestre symphonique bâtie sur ses conceptions « harmolodiques ». Puis, dans une carrière à éclipses, il lui arrive aussi bien de jouer avec des musiciens traditionnels (au Maroc), comme de créer de surprenantes rencontres (son groupe Prime Time) où se mêlent le free, le rock, le funk et quelques autres debordements (avec James Blood Ulmer, puis lamaaladeen Tacuma). En 1987, comme si la boucle était bouclée ou que la coupure fût consommée avec plus d’éclat, il enregistre avec son ancien quartette (Cherry, Haden, Higgins) et son Prime Time. Le jeune Pat Metheny, quelques mois auparavant, l’avait invité àjouer en sa compagnie, mais selon ses propres et immuables principes. 1994 : il « tourne» avec Geri Allen, Charnett Moffet et Denardo.

Tout s’est passé comme si la musique d’Omette Coleman avait été entière d’emblée : à prendre ou à laisser. Dès son premier disque, le ton est donné. Omette s’est toujours installé dans un espace différent. Il l’a toujours été, Il l’était déjà. En un sens, sa carrière ne ressemble à rien, et sa réputation même a du mal à rendre compte de cette différence ({( quelque chose d’autre ») où il fixe la musique. On ne souligne qu’assez rarement, par exemple, la bizarre gaieté de ses mélodies, et qu’il est un des grands inventeurs d’airs, de thèmes, de chansons, si l’on veut, que le jazz ait récemment connus. Curieusement, sitôt après s’être imposé comme le seul novateur’ depuis Charlie Parker et Dizzy Gillespie, Omette disparaît. Il n’est pas du genre à s’imposer. Timide, aimable, réservé, il n’aura mené sa musique qu’escorté par une espèce de scandale permanent qui ne lui ressemble pas. En scène, il paraît gêné comme un adolescent. Il connaît parfaitement sa propre capacité d’invention, son entêtement d’une forme qui s’est imposée à lui, mais il semble toujours le premier surpris que sa musique dérange à ce point. Il est bien le seul compositeur lyrique de ces trente dernières années. Des airs légers, fluides, habités d’une étrange allégresse. Nulle gloire ne s’en est pour autant suivie. Son disque {( Free Jazz », titre et déflagration collective qui ont toute l’allure d’un manifeste, a bouleversé ce que le jazz, pourtant déjà renversé par Monk ou Mingus, avait d’assis. Il n’en a cependant tiré aucun dividende. Un des tout premiers, il a provoqué, peu de temps après, ces mélan(les détonants de rythmes obsédants et d’Improvisations déchaînées. Cela lui a même valu, dans les chroniques, le grade un peu comique de {( père du funk ». Mais cette paternité ne lui a rien rapporté. Il reste un « père » sans postérité, un fondateur sans troupe, un gourou sans emploi. C’est même le principal de ses mérites et sa plus forte déclaration involontaire de liberté. Pendant trente ans, il fomente et développe une surprenante conception harmonique. On sourit ou on la tient pour rien. Il a un talent tout particulier pour ne pas en profiter. Il vit, sans même le vouloir, à l’écart des modes, des circuits et du succès. On ne lui a rien passé, en fait, ni ses saxophones en plastique blanc, ni son jeu tout à fait singulier au violon et à la trompette, et

Qu’on prend pour les déraillements d’un débutant, ni peut-être ses tenues voyantes dont il semble toujours s’excuser. Lui qui est la douceur même, il est allé jusqu’à s’attirer, par la musique, des violences dont sa couleur de peau ne fut que le prétexte supplémentaire (dents cassées à la sortie d’un club, saxophone écrasé).

Tout cela pourrait bien finir par faire, en dernier recours, une biographie d’artiste maudit. Il ne lui viendrait même pas à l’idée d’en prendre la pose. Il a d’autres chats à fouetter : cette musique, par exemple, qu’il aime tant qu’il n’a pu, sans lui tordre le cou, supporter de la voir établie, conventionnelle. II a aimé et respecté Charlie Parker au point d’en brusquer, pour que sa force d’insurrection ne s’abîme pas dans l’académisme des disciples, la leçon. En un sens il a, devant l’histoire, perdu, parce que l’époque s’est vite lassée ou effrayée de cet activisme. Mais il n’y a pas la moindre énigme autour d’Omette Coleman. A peine quelques paradoxes trompeurs. En fait, la force irrecevable de sa musique, la qualité intacte de son énergie, la flamme de ces petits airs qui dansent et cette fidélité jamais démentie à son désir de changement expliquent tout. Sa chance finira par venir. Il le sait et le dit doucement depuis son deuxième disque, « Tomorrow Is The Question », demain, voilà la vraie question. – F.M.

Image de prévisualisation YouTube

« Something Eise » (1958); Klactoveedsedstene (Bley, 1958); Lonely Woman (1959); Abstraction (Gunther Schuller, 1960); First Take, Free Jazz (1960); The Legend Of Bop (1961); « Omette On Tenor» (1961), 11le Empty Foxhole (1966); Old Gospel (Jackie McLean, 1967); « Fnends And Neighbors )’ (1970), Skies Of America (1972); The Golden Number (Haden, 1976); « Soap Suds» (1977); « Song X » (Metheny, 1986); « ln Ali Languages » (1987), Bourgeois Boogie (1988) ; Misterioso (« Naked Lunch « , Howard Shore, 1991). 

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 

Prenez Soin de L’héritage-Nou ka Sonje Yo-N.2

hhhhh1.jpg

Prenez Soin de L’héritage-Nou ka Sonje Yo-N.2
Album : Prenez Soin de L’héritage-Nou ka Sonje Yo-N.2
Un peuple qui a la mémoire court est un peuple qui n’a pas d’avenir
2 images
Voir l'album

Les routes du blues 

Comme toute musique de tradition ethnique, le blues a moins une histoire qu’une géographie; son destin est une lente odyssée du sud vers l’est, puis le nord-est et enfin l’ouest, au cours des mutations successives qui ont affecté le peuple afro-américain: déclin et morcellement des plantations de coton, exode rural, ségrégation institutionnalisée et renforcée par la terreur, urbanisation et prolétarisation.

Né dans le delta du Mississippi à la fin du siècle dernier, le blues y a pratiquement effacé ou assimilé toutes les autres formes musicales profanes des Noirs, et profondément transformé celles des Blancs. Puis il a rapidement investi les villes situées en amont sur le cours du fleuve (Memphis, Saint Louis, et enfin Chicago), ainsi que le Texas et la région des Appalaches. Sa diffusion a été accélérée par le succès des vaudeville shows itinérants puis, dans les années 20, par la diffusion spectaculaire du .gramophone portatif dans la communauté noire: vendus par correspondance, les race records enregistrés par des producteurs blancs ont représenté jusqu’à la crise de 1929 une part importante du marché, et suscité une forte émulation entre les musiciens.

Le paradoxe du bluesman, troubadour des temps modernes, c’est d’être à la fois un musicien du terroir et un colporteur de sa poésie. La route, le fleuve et plus encore le train sont d’ailleurs des thèmes majeurs de son répertoire. Les biographies de la plupart des musiciens s’écrivent au rythme d’une incessante pérégrination: les grands styles ou écoles usurpent quelque peu les noms de régions ou de villes qui ne sont que des sites de passage. Parmi cette foule d’artistes nomades mais enracinés, des milliers ont fait preuve d’un talent original, d’innovation instrumentale. Mais bien peu ont eu une vraie carrière professionnelle et il serait vain de prétendre sélectionner parmi eux une poignée de « grands créateurs» : en prologue à son Histoire du blues, le musicologue Paul Oliver souligne « qu’elle est l’histoire d’hommes et de femmes humbles, obscurs et sans prétention, dont seuls quelques noms sont devenus familiers » …

Nous avons donc privilégié ceux qui présentent un intérêt particulier en regard de l’histoire du jazz. Il est de toute façon impossible d’« entendre » le message des grands créateurs du jazz sans revenir inlassablement à cet arrière plan fondamental où la parole et la mélodie se confondent, où ce sont les « bleus de l’âme » qui deviennent des notes. Car le blues est au fond l’œuvre collective et spontanée du plus grand des créateurs de jazz: le peuple afro américain dans son ensemble.

///////////////

LA TROMPETTE

Le pavillon du jazz 

La légende veut que les deux premiers grands solistes du jazz aient été Bunk Johnson (1879-1949), qui n’a enregistré qu’à la fin de sa vie, et surtout Charles « Buddy » Bolden (1877-1931), qui n’a jamais fait de disque, mais dont les témoignages attestent la célébrité à
La Nouvelle-Orléans dès 1895. Son surnom – The King -, dont héritera vite son dauphin, Joe Oliver, désigne alors assez bien le rôle de son instrument: le cornet à pistons est en effet le roi des parades et des pique-niques, grâce à son attaque très directe due à sa perce conique. Pourtant, en 1926, après avoir longtemps hésité, Armstrong relègue le cornet au magasin des accessoires du jazz, optant pour la trompette, dont le registre et la tonalité (si bémol) sont les mêmes, mais dont le timbre brillant compense la moindre facilité. A mille lieues de
La Nouvelle-Orléans, et déjà loin du style claironnant d’un Freddie Keppard ou de celui, sobre et

feutré, de « Papa » Célestin, la trompette de jazz hisse au plus haut les pavillons du Chicago de
la Prohibition et du New York de la « Harlem Renaissance » : la voie royale y mène d’Oliver et Armstrong à Tommy Ladnier, Jabbo Smith, Joe Smith et surtout Henry Red Allen; côté blanc (la ségrégation musicale est alors totale), Bix Beiderbecke et son disciple Bunny Berigan empruntent un chemin buissonnier da,ns un paysage harmonieux, jardiné par l’écoute de Debussy.

L’essor des grands orchestres amène les trompettistes à se spécialiser : chacun doit y jouer, en fonction de son timbre, de son habileté dans l’usage des sourdines, ou de son aisance dans le suraigu, un rôle bien défini. L’orchestre de Duke Ellington sera ainsi un véritable atelier de polissage et de cise1age des cuivres, révélant des stylistes aussi divers que Bubber Miley, Cootie Williams, Rex Stewart, Cat Anderson ou Clark Terry. De. Roy Eldridge à Fats Navarro et Dizzy Gillespie, c’est la vélocité synchrone des méninges et des phalanges qui ouvre J’ère de la virtuosité: de Clifford Brown à Wynton Marsalis, en passant par Lee Morgan et Freddie Hubbard, les pistons ouvrent des pistes capricieuses, visitées par tous les autres instruments. En même temps, l’émotion quasi vocale propre à la trompette est magnifiée par des solistes plus économes, comme Miles Davis et Chet Baker, et la richesse de son timbre attire de nouveaux explorateurs dans la jungle des sons, comme Lester Bowie ou Don Cherry. Pourtant, au fil de ces recherches, la trompette ne cesse de nous ramener aux origines du jazz: peut-être en raison de son aptitude incomparable à moduler les blue notes et à concurrencer sans pour autant l’imiter cette matrice de toute musique qu’est la voix humaine.

/////////////////

 L’ascension des anches 

Ce n’est qu’après
la Première Guerre mondiale que l’invention d’Adolphe Sax se répand aux États-Unis, et c’est le jazz qui va, dans les années 20, lui donner ses lettres de noblesse. C’est en effet dans l’improvisation que se révèlent pleinement ses qualités incomparables : maniabilité et expressivité qui permettent à chaque artiste de développer assez aisément un son et un phrasé très individualisés. A
La Nouvelle-Orléans pourtant, il est encore confiné dans un rôle d’accompagnement ou d’instrument d’appoint pour les clarinettistes: ce sont d’ailleurs deux d’entre eux qui l’utilisent les premiers en solistes – Barney Bigard, le ténor, et Sidney Bechet, le soprano.

Le premier styliste important est le Chicagoan blanc Frankie Trumbauer, qui fait du saxophone en ut (peu usité après lui) un instrument élégant et subtil, en contrepoint du cornet de Bix Beiderbecke. Mais c’est Coleman Hawkins qui « invente » ou du moins inventorie vraiment les potentialités du ténor en si bémol, qui deviendra avec Lester Young et lui-même un outil majeur dans l’élaboration du jazz moderne. Parallèlement, Benny Carter, Jimmy Dorsey, Willie Smith et Johnny Hodges découvrent l’expressivité de l’alto, jusque-là utilisé avec une perspective limitée dans le nouveau répertoire classique européen. Charlie Parker en fera dans les années 40 le médium idéal de l’improvisation polytonale.

Le rôle collectif des saxophones s’affirme aussi, dès les années 30, au sein des grands orchestres: en sections compactes (en général deux altos, deux ténors et un baryton), souvent harmonisées comme de vraies chorales, assurant des riff de plus en plus savants et des tutti prolongés, dont la « phalange» ellingtonienne et les « Four Brothers » du big band de Woody Herman fourniront les meilleurs exemples …

///////////

Swing on strings 

C’est par diverses voies que le violon est entré dans le jazz: dès le début du siècle, le string band noir était un élément essentiel du vaudeville et de la musique de rue; dans les campagnes, le fiddler (violoneux) occupait une place de choix dans la country music. blanche (puis le bluegrass) mais aussi dans le blues, avant d’y être supplanté par le joueur d’harmonica; dans les villes, plus proche de la tradition et de la technique européennes, le violoniste était le soliste favori des ragtime & no veIt y bands comme de la musique klezmer d’origine ashkénaze, très pratiquée à New York et dans tout le Nord-Est. Dans les années 20, la vogue du « jazz symphonique » vaudra à Paul White man (lui-même violoniste) le titre abusif de « King of Jazz ». En 1929, il engage celui qui est devenu dès le début de la décennie le premier grand soliste du violon-jazz: Giuseppe (Joe) Venuti (1894-1978), immigré italien comme son alter ego, le guitariste Salvatore Massaro, alias Eddie Lang (1902-1933) ; il a développé – à partir d’une solide formation classique – une technique d’im¬provisation ingénieuse et sophistiquée qui lui permet de rivaliser avec les cuivres grâce à son attaque puissante et à son robuste phrasé. Personnage haut en couleur, grand amateur de canulars et de mystifications, fervent adorateur de la dive bouteille, il a enregistré un grand nombre de disques, les premiers d’entre eux ayant eu une influence certaine sur le jeune GrappeJJi.

Désormais, tandis qu’Eddie South et Stuff Smith imposent un style plus vigoureusement syncopé, et deviennent tous deux de grandes figures de la scène afro-américaine, c’est une certaine école européenne qui fournira au jazz le plus grand nombre de violonistes: en France surtout, mais aussi en Scandinavie, en Pologne, et partout où passent les tziganes. Instrument d’appoint pour un certain nombre de « souffleurs » (le merveilleux Ray Nance chez Duke Ellington, mais aussi Omette Coleman), le violon devient à son tour une formidable source de sons neufs et inouïs, bien loin des « violonades » qui tentaient d’engluer le jazz pour mieux le blanchir de ses sales blue notes …

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 

Henri Debs-Nou Ka Sonjé Yo

okhhhhenri1.jpg

HENRI DEBS : 

LA MUSIQUE DANS
LA PEAU 

Propos recueillis par Rebecca Valentine MARIVAL France-Antilles Guadeloupe 07.01.2009 

HENRI DEBS -NOU KA SONJE YO
Album : HENRI DEBS -NOU KA SONJE YO
HENRI DEBS : LA MUSIQUE DANS LA PEAU Propos recueillis par Rebecca Valentine MARIVAL France-Antilles Guadeloupe 07.01.2009
2 images
Voir l'album

Henri Debs qui fêtera ses 77 ans à la fin de l’année, célèbre 58 ans de carrière, en tant qu’auteur et compositeur. Il a aussi produit la quasi-totalité des grands chanteurs guadeloupéens, que ce soit en biguine ou en zouk. A la fin du mois de février, le producteur guadeloupéen d’origine libanaise recevra en Allemagne une distinction le récompensant pour la qualité de son travail. 

La première fois que j’ai écouté Maldon, j’ai su que ça marcherait. Qui est Henri Debs ? Etes-vous producteur, auteur ou compositeur ? J’ai commencé par jouer de la musique. De la flûte, du pipeau, du saxophone ténor. Puis Roland Balthazar, avec qui je suis vite devenu ami, m’a initié à la guitare, enseigné les harmonies et à moins de 15 ans, nous jouions déjà de belles musiques. Nous faisions du jazz, du Duke Ellington, du Django Reinhardt, Benny Goodman. Nous reprenions toutes ces oeuvres des années 1950 et, au fur et à mesure, nous avons évolué. Et avant la musique, que faisait Henri Debs ? J’ai été garçon de magasin avec mon cousin Albert Debs, marchand forain sur les trottoirs de Pointe-à-Pitre et restaurateur. J’ai aussi tenu un magasin d’articles vestimentaires. Puis je suis devenu disquaire. En parallèle, je me produisais tout de même en amateur dans les orchestres comme celui de Calderon. J’enregistrais beaucoup de contrebasse pour
la Maison Emeraude de Marcel Mavounzy, qui avait refusé de me produire. Je suis donc allé voir Monsieur Parize, de
la Socovi, à Pointe-à-Pitre, qui l’a fait avec gentillesse. Je lui remettais les bandes que j’enregistrais, il sortait les disques et me les remettait tous. C’est dans les années 1970 que j’ai mis sur pied ma propre production, sur les conseils de Casimir Létang. Pour moi, c’est une très belle époque pendant laquelle j’ai travaillé avec tous les musiciens de
la Guadeloupe. Je n’ai jamais eu de problèmes avec les musiciens guadeloupéens. Nous étions tous très proches. 
Qu’est-ce qui vous a donné envie de produire votre premier artiste ? Casimir Létang a fait partie des premiers, mais je l’ai connu du temps où j’étais restaurateur. C’était l’époque d’Adieu Marie-Galante. Mais le premier artiste produit par Henri Debs, c’est Henri Debs lui-même. Après, il y a eu Fred Fanfant, les Edouard Benoît, Alain Gervais et pleins d’autres. Tout a débuté au fond de mon magasin où j’avais aménagé un petit studio. Casimir Létang m’a envoyé voir un photographe de la rue Nassau de Pointe-à-Pitre, qui avait un magnétophone Philiips, un trésor pour l’époque. Le photographe me l’a prêté sans rechigner. Avec ça, j’ai fait des débuts fulgurants avec Blamard et Manuela Pioche avec Où sont les baisers ? On m’a accusé d’avoir volé les chansons de Blamard, cette oeuvre et d’autres sont à moi. Blamard, qui était un excellent interprète, chantait, mais je faisais la musique. Manuela Pioche était tout aussi merveilleuse, mais elle aussi ne faisait que chanter sur des compositions de Casimir Létang, de Justin Pétrius, d’Henri Debs et d’autres. Blamard s’est aussi fait connaître pour ses collaborations avec Emilien Antile et ses quarts d’heure de charme qui font encore fureur. Ces chanteurs-là arrivaient à toucher les coeurs. Dans les années 1950, c’est la période biguine ? 

Je ne produisais pas que de la biguine à mes débuts, mais aussi du tango, du boléro, des slows et du chachacha, et parfois du merengué. Dans les années 1960, le calypso a aussi fait son apparition en Guadeloupe avec le succès du Trinidadien Mighty Sparrow. Le Guadeloupéen Daniel Forestal était fan de Sparrow et a composé beaucoup de chansons de style calypso. Avec Joseph Placide, il était l’un des seuls à avoir une très bonne diction française, en passant. On savait à l’époque se faire comprendre en créole, donc c’était important de savoir s’exprimer en français, car c’est souvent la bonne prononciation qui faisait que le public adhérait ou pas. Et à partir des années 1980, vous devenez le producteur des jeunes artistes de zouk… L’aventure zouk d’Henri Debs a commencé bien plus tard. Les premières chansons de Tanya Saint-Val ont été produites en 1986. Tanya n’avait pas de contrat qui la liait à une maison de disques. Elle est venue me voir avec le pianiste Willy Salzedo et j’ai immédiatement accepté de travailler avec eux. Je les connaissais déjà un peu, car très ancré dans l’univers musical guadeloupéen et ne manquant aucune fête, aucun concert, aucun spectacle, j’avais entendu parler d’eux. J’ai aussi, par la même occasion, sympathisé avec bon nombre de musiciens guadeloupéens. Quand j’ai monté ma production, tous sont venus me voir sans hésitation. Mon magasin était un lieu de réunions. Les artistes s’y rencontraient, nous tapions la blague, nous parlions de musique jusqu’à plus d’heure, nous prenions des nouvelles de la famille des uns et des autres. Les musiciens qui ne s’étaient pas encore rapprochés de moi sont venus par la suite automatiquement. De Basse-Terre est venu le Typical Combo, il y a eu Femmes Harmonieuses que produisait Monsieur Bléville, il y avait aussi les Aiglons, le Super Combo, les Stars Combo. Avant Tanya Saint-Val, il y a aussi eu Tatiana Miath. Et le succès de Chabin’la…  C’est ma première production de zouk féminin qui a beaucoup marché. Tatiana Miath, je l’ai vue chanter pour la première fois en 1984-1985. Mais Tanya a tout de même été le grand boum. Nous avons bâti le succès du zouk avec Tatiana Miath, Tanya Saint-Val, Willy Salzedo, Frédéric Caracas et Joseph Lockel. Tous venaient au studio et travaillaient dans une bonne entente qui n’existe plus. Aujourd’hui, tout le monde est chez soi et travaille seul. Il n’y a plus de travail collectif, qui permettait d’avoir des idées nouvelles et de faire de gros tubes comme Chalè, Son tanbou la et d’autres encore. Il y a eu d’autres bons sons, mais qui sont passés malheureusement inaperçus et n’ont pas été diffusés à la radio. Vous avez aussi lancé Zouk Machine… C’est un très gros succès ça! Avant que le trio fasse fureur sur disques, j’avais des demandes pour que les filles fassent de la scène. Dès le départ, Zouk Machine a connu un grand engouement du public guadeloupéen, c’était extraordinaire. J’ai ensuite reçu un disque de platine pour Maldon. C’est une histoire drôle : le disque fini, je trouvais qu’il manquait un titre pour que l’album décolle. Une chanson a donc été retirée de l’album, Maldon a été enregistré à la place et a remporté le succès national et même mondial qu’on lui connaît. La première fois que j’ai écouté Maldon sur le disque vinyle fini, j’ai tout de suite su que c’était la chanson qui marcherait. Même le jour où nous avons réenregistré le titre dans un grand studio parisien, j’ai dit à l’un des compositeurs, Guy Houllier, que nous avions trouvé le tube. Je pensais faire disque d’or, nous avons fait disque de platine. Et disque d’or à l’époque, il fallait le faire, c’était un million de disques vendus. Quinze ans après la sortie de Maldon, Dominique Zorobabel et Christiane Obydol ont tourné sur scène et en radio, tous les mois, toutes les semaines et dans toute
la France avec un succès médiatique et populaire triomphal. 
Quel est l’autre succès que vous chérissez ? 

Les Aiglons ont été pratiquement le premier orchestre de bal à obtenir un disque d’or avec 300000 disques vendus dans notre petite région seulement. Savez-vous qu’un certain Daniel Santos, du Brésil, a piraté les Aiglons pour en faire, quinze ans après, un disque de lambada ? Quels autres jeunes artistes avez-vous vu évoluer et dont vous êtes fiers encore aujourd’hui ? Je ne sais pas si je dois les nommer. Je pense à tous ceux qui ont eu beaucoup de succès dans le zouk des années 1980-1990, mais qui ont vite pris la grosse tête. Il y a une chanteuse encore très connue qui a dit cette phrase : « La femme que je suis devenue aujourd’hui ne peut plus chanter les zouks que je chantais avant » . Elle crache dans la soupe. J’ai toujours combattu les gens qui voulaient aller dans un style qui n’est pas le leur. Prenez Gilberto Gil, qui est un grand guitariste brésilien, même s’il doit voyager, il reprendra toujours des chansons de chez lui, il n’essaiera pas de copier les Français ou autres. Toujours passionné de musique, Henri Debs reste parfois tard dans la nuit pour composer de nouveaux morceaux dans son studio de la rue Frébault (T.L.) 

La vente de disques est en chute, la musique qui vous est chère connaît-elle aussi cette crise ? Comme nous sommes dans un petit pays, nous la ressentons plus. Il faut savoir que beaucoup de Guadeloupéens font de plus en plus des copies de disques pour leurs amis. La piraterie est énorme. Je ne suis pas favorable au téléchargement de musique sur internet. Si on arrête de produire des disques, la musique disparaîtra, selon moi. Et je refuse de vendre mes chansons une par une sur le net. Quand on produit un album de douze titres, ce sont onze titres qui tombent à l’eau. Il faut que les gens aient connaissance de tout l’album. De toute façon, la musique antillaise ne se vend pas bien sur le net. Nous sommes en plus obligés de mettre le prix de la musique sur internet identique à celui d’un disque. Alors faisons un effort pour acheter des disques! - Une récompense venue d’Allemagne Henri Debs recevra, en février, en Allemagne, le Prix international Arc d’Europe, catégorie or « pour la qualité et l’excellence de son travail. » Il avoue avoir été très surpris de se voir décerner cette récompense et s’est demandé comment les Allemands ont fait pour connaître son existence. Ce n’est pas le premier trophée qu’il reçoit. En juillet dernier, il a reçu un diplôme d’honneur de l’académie de la biguine de
la Martinique. Il a également reçu le Prix Alexandre Stellio en 1985 (du nom d’un célèbre clarinettiste de biguine martiniquais, des années 1920-1930) et d’autres récompenses. 

- SES VOEUX « Pa fè moun sa ou pa vlé yo fèw! Ce qui veut dire : Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse. Sinon je souhaite le bonheur, la santé, le travail pour avoir un peu d’argent, parce que sans argent on ne peut rien faire. » - SES PROJETS Il prépare un livre : « Au courant de l’année 2009, je sortirai un livre dans lequel je dirai toute la vérité. Je raconterai la véritable histoire d’Henri Debs. Et pas celle racontée par les racistes et les politiciens de mauvais goût. » 

- SES IDEES « Je ne me positionne nulle part politiquement même si j’ai un penchant pour la gauche. Je me considère comme un homme de justice qui dit qu’on ne doit pas faire de mal à son prochain, qu’on ne doit pas colporter de mensonges sur autrui et qu’on ne doit pas tuer. » - SA GUADELOUPE  « Mon père est né en Guadeloupe au début des années 1900. Bien que je sois d’origine libanaise, je me sens Guadeloupéen dans L’âme [...] Je ne suis jamais allé au Liban, mais si ma femme et mon fils veulent un jour découvrir ce pays, je les emmènerais. Mais rien ne m’y oblige… J’aime
la Guadeloupe et sa culture. » 

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 

CASIMIR LETANG-NOU KA SONJE YO

casohh1.jpg

CASIMIR LETANG-NOU KA SONJE YO
Album : CASIMIR LETANG-NOU KA SONJE YO
1935-1996 Casimir est décédé le 13 Mars 1996 Moi Casimir Letang,je déclare ne vouloir à ma mort :Ni céromonie religieuse,ni cortège,ni fleurs,ni discours.pas de veillée mortuaire,aucun genre de musique,ni folklorique,pas même mes chansons.pas d’avis d’o
3 images
Voir l'album

          On Flè Pou Yo Chaque… 

Poête, compositè, musicien, chantè, folkloristes, à on pilo, nous pati flanné en bois. Eh bin! rivé en mitan bois, nous sizé pou prend fré et palé … 

… « Messié, jôdi là, ennou fè on gros bouqué pou tou ça ki jà fè ça yo pè pou lé zantilles, en folklô, misique, poésie, peinti : pou tou ça qui mérité, nous ké voyé on flè. Piti con i yé, çé ça nous pé ». 

Hé SONNY ! Ecri Albert URVAT, di Ii tiré trombonne là en bouche à Ii on ti moment, pou Ii voué nous pas oublié Ii … CORN ELY ! ou fouillagê ! çé vous ki connète BAUDOT, alosse fè mannève … ANCELOT ! çé vous ki ké débrouillé vous avè Gilbert de CHAMBERTRAND … DUPLAND ! ou ainmé St JOHN PERSE, voyé flè à Ii pou Ii … GIRAUD ! nous choisi vous pou Guy TIROUEN … Florette MORAND! ou toujou kà voyagé, longi MAVOUNZY et Edouard PAJANIAN¬DY ça pou nous … DEBS prend on flè pou Moune de RIVEL. .. GARGAR ! allé frappé pote à Roger FORTUNÉ … FRED! Kimbé ça pou SIOBUD, TITOR ! nous ka ba vous Abel 

BEAUREGARD … BLAMAR ! pa caché vous, bel fié là ça, çé pou ALPHONSO … REACHE ! hé ou ké allé à PANAME, voué Henri SALVADOR … LACIDE ! ou ialou GILLE SALA, kimbé çà fô … Paul-Emile HAll AR ! ou té connéte « Ti Poisson » mi fié à Ii … LOLA MARTIN ! mi ta SILVIO … Daniel FORESTAL ! chéché tombe à Solange PERANKIN … Mi daute travail : 

ISAAC, MARSOLLE, et YVANDOC, ça cé pou yo … Henri PINEAU! ou jouré misique en philarmonie, a10sse ou désigné pou Pierre HALLEMANN … TI VENUTOLO couri à ka Roger FAN FAN, di Ii merci pou tou¬loulou là y pôté jisse en France. Y ké sépa¬ré 5 fié la ça : pou Maurice EDOUARD, GABALY, LOUIS-SYLVESTRE, Man THERMES et Pierre lAMENGO … Moin, en ka prend ta BEAUPERTHUY Girondin, ELECTON, MOCAFA, LORENZA, TOUSSI¬NE, Léonie MELAS, Manzè JEANNE et toute restan. Méssié ! en nous lévé lanque, trop ta ké maré nous … 

                      

/////////////// 

   Les nouveaux succès de Casimir LETANG 

Avec les vedettes Mavounzy Robert – Justin Angel – Théomel Ursule – Donadier M. – Fred Fanfan – Ed. Benoît – Charles Lamotte – avec la chanteuse Tildy – le cri de la marchande Monchéry et le chanteur Tranchot 

————————————— 

ALLO MISSIE LE  FLICTOSSEUR 

(Vocal Casimir L’étang) 

MEFIEZ-VOUS MESSIEURS 

         (Vocal Tranchot) 

MARCHANDES DE BOUGOS 

(Vocal Casimir Létang)  EMMENE-MOI DANS TON PAYS      

(Vocal Caso et Tildy) 

——————————————–

A Ia tombée du jour, il faut se protéger des moustiques qui envahissent la maison en même temps que l’ombre, Autrefois, on laissait se consumer des écorces d’oranges séchées., Maintenant, on fait appel au… flictosseur, nouveau terme créole, né de la nécessité quotidienne.

- Méfiez-vous Mesdames ! De  quoi? Mais de l’amour, tout simplement. Petite leçon de philosophie amoureuse.

- Les marchandes ambulantes sont un des côtés pittoresques des’ Antilles. Marchandes de cocos, marchandes de charbon de bois, elles sont chantées par le folklore local. Voici la dernière: la marchande de bougos, coquillages de, mer, qui partagent avec la salade de concombres, la faculté de résorber les méfaits de l’alcool, après une «bôdé» du samedi soir.

Ciel bleu, mer turquoise, chantés à l’envi, Si le cyclone INES contredit le poète cette année, il reste vrai que ces deux toiles de fond des Antilles retrouvent vite leur éclat et leur sérénité. Un Antillais veut les faire connaître à son amie qui lui chante: «emmène-moi dans ton pays ». Mais quel problème résiste au charme souverain des Antilles. Aucun, C’est Casimir l’étang qui connaît bien .son pays, qui nous le dit par la jolie voix de Tildy. Celle-ci, nous fait partager son plaisir de s’initier au rythme chaleureux de la biguine.

                                                                                          

                                                                               Mme Andrée CORBIN.

  

                         CASIMIR  LETANG 

A

LA ROUTE LIBRE LES BRAS CROISES (HOUMBA) Casimir LETANG 

BYE BYE MILITAIRE (SLOW)Casimir LETANG 

BANNELO (BGUINE) Casimir LETANG 

APRÈS ALLONS DANSER MAMZELL: A
LA ROUE LIBRE LES BRAS CROISÉS 

Mon pays ce n’est pas un pays : c’est l’hiver. Mais
la Guadeloupe c’est un paradis sans égal !L’unique qui existe au monde. ! Le ciel toujours bleu … La mer … Le soleil…

 Lors de mon voyage d’étude aux Antilles, j’ai eu la chance de passer d’agréables vacances dans cette île d’émeraude qu’est
la Guadeloupe. Je n’ai pas oublié d’emporter avec mes souvenirs, le doux parfum de ces jolies fleurs, de « FLAMBOYANT » … Pas de vacances sans musique! Et pour cela, chaque année,. L’ami « CASO » nous présente son disque « SUCCES EN VACANCES ».

Au Canada, le rythme entraînant’ de ses biguines nous transporte dans une frénésie} antillaise. « DISCOCASO » nous propose sur ce nouveau 45 tours, une mélodie (paroles Françaises) : BYE  » SYE 1 MILITAIRE.

La douce voix de Manuela, PIOCHE ‘exprime avec une sensibilité remarquable, la tristesse. de la fille qui pleure le départ de son ami militaire.         

Mais, notre gazetier créole  Qui essaie de sauvegarder le folklore depuis 15 ans sous les antennes de l’O. R. T. F. en Guadeloupe, n’a pas mis dans.’ l’ombre la biguine qui Est en quelque sorte l’expression de la vie Antillaise. « BANNELO » encore  un appel d’humanisme  nouveau de Casimir L’ETANG… nombreuses sont ses créations de ce genre,mais elles n’ont jamais obtenu en Guadeloupe  le succès qu’elles méritaient.ou plus exactement,elles ont été écartées de l’attention du public…Mais il faut tout de même en toute honnêteté,savoir discerner les bons éléments des mauvais… le cordonnier du Zélateur (En poésie tout comme en Musique)… Ceux qui fabriquent et ceux qui sont inspirés …Alors feuilletant le vieux livre,je retrouve un sage :Seul un génie peut critiquer un génie… «  BANNELO ! Faut Zôte préché : Sincérité,Sensibilité,Vérité et Solidarité ».

Et enfin,puisque c’est les vacances, Maître « CASO » nous offre une musique à base récréative: « A
LA ROUE LIBRE LES BRAS CROISÉS »    

Passionnée de la musique antillaise et admiratrice de Casimir LETANG, je ne peux que souhaiter bon succès.

à son nouveau disque et ceci, aux Antilles, comme au CANADA.

JULIETTE Montréal Québec CANADA – Avril 1968

PAPA ET PITIT-  (Casimir Létang) 

D’après « Rudyard Kipling » 

Chant : Daniel Gargar 

TRAVAIL Z’ENFANTS !HANTEZ APRES ! 

(Casimir Létang-Chant : (Casimir Létang) 

MANMAN Z’ENFANTS (Casimir Létang) 

« DISCOCASO » a pensé aux enfants et en particulier aux petits amis Auditeurs

De l’émission enfantine «JEUDI JEUNESSE ».’           .

Sur ce 45• tours, Casimir LETANG nous présente «Papa et Pitit », d’après l’immortel chef-d’œuvre du célèbre écrivain Rudyard KIPLING, chanté par

Daniel GARGAR.       

«TU SERAS UN HOMME MON FILS. Une éducation morale et civique est indispensable à l’Enfant.,. Il lui faudra apprendre très tôt le respect de ses droits et l’accomplissement de ses devoirs … De sages conseils du Père tirés des expériences de la vie, lui sont parfois utiles …

Mais il faut surtout à l’Enfant une « parfaite » culture … Regarde autour de toi Petit, cette jeunesse folle et insouciante perdue dans la rue et sa  « Loi ».

Ne sois pas comme tant d’autres victime de propagandes absurdes et de l’influence des images sur les loisirs.

Dis-toi bien Petit! Si cette société n’était pas corrompue par beaucoup d’hommes dissimulant derrière leurs « masques » leurs sentiments dénués de toute dignité humaine … leurs vices, leurs défauts… Amour, Justice et Liberté serait la bonne devise de tous ! »

Mais il faut à l’Enfant, tout de même, des heures de détente, de distractions saines … «TRAVAIL Z’ENFANTS, CHANTEZ APRES ! » tel est le titre de la chanson que nous chante Casimir LETANG … Jôdi Jeudi! Si travaille la jà bien fini! Alosse z’Enfants, en nous chanté! (
La Cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dé-

pourvue, quand la bise fut venue.)

Dans le’ tourbillon de la vie moderne, il faut initier l’Enfant à penser. C’est ce qu’a voulu essayer Casimir LETANG.

Savoir c’est Recevoir, mais Penser, c’est accepter !. ..

« MAN MAN Z’ENFANTS  » ! Une Valse Créole, est chantée par Daniel GARGAR et interprétée par l’éminent trompettiste COUVIN … qui mieux qu’un poète né, aurait pu par cette touchante berceuse créole de «CASO », apporter le réconfort moral qu’il faut à ces nombreuses Mères de Fa mille, face aux problèmes difficiles de la vie actuelle. Ces trois œuvres de Casimir LETANG forment un disque VRAIMENT pas comme les autres.. , A vous d’en juger!

Une franche camarade,

           JULIETTE

Montréal – Québec      (Canada)

///////////////////////////////

 Ménage Chalviré 

(Biguine,Vocal-L.Mornay) 

PiPilite Suc A Coco 

(Succès Plage à Gogo) 

Lagué Guidon 

(Calypso-Casimir Letang) 

Le Ciel Nous a dit Bonsoir   (Valse,Vocal-l.Mornay 

Ayant vécu aux Antilles et particulièrement en Guadeloupe, j’aurais bien voulu présenter ce Nouveau 45 tours de Casimir, mais on ne présente plus Casimir LETANG … Disons tout simplement qu’il a signé un autographe à
la Maison « Celini» dont la bonne réputation s’accroît de jour en jour. En effet il a enregistré quatre nouveaux morceaux avec le célèbre saxophoniste CHILDEBERT’ et la chanteuse LUCE MORNAY de passage en Guadeloupe.

Sur ce 45 tours Casimir LETANG ‘nous propose «Le ciel nous a dit bonsoir» une valse à la fois sentimentale et moraliste, où le poète maudissant la haine des hommes nous dit: Dieu crée bonheur pou ça ki blanc, con ça ki nouè! Par cette valse nous découvrirons les talents de la charmante «LUCE» qui chante également «Ménage Chalvini» une scène de la vie antillaise. Une fois de plus, Casimir LETANG nous prouve qu’il’ n’est, pas au nombre de ceux qui confondent l’Humour et
la Vulgarité et nous chantant: «Albê cabrite, lagué guidon ». Enfin nous’ retrouvons «Pipilite. suc à coco », le succès de 1′,émissio/1 «Plage à gogo », réalisée par le sympathique HENRI METRO avec la collaboration de l’O.R.T.F .. Qui ne se souvient de ces enfants trop gourmands qUI réclamaient sans cessé : Pipilite suc à coco? Friandise que 1′on ne trouve plus, hélas! dans les «Trays» de la vieille marchande.

Je souhaite donc bon succès à Casimir, et aussi à
la Maison Célini.

                                                                           Yvette Coriné.

                                                                           Paris,Avril 1966

/////////////////////

Moi Casimir LETANG, je déclare ne vouloir à ma mort: Ni cérémonie religieuse, ni cortège, ni fleurs, ni discours.

Pas de veillée mortuaire, aucun genre de musique, ni folklorique, pas même mes chansons. Pas d’avis d’obsèques avant inhumation. NOTA: l’avis d’obsèques devra mentionner: Nous vous apprenons la mort du poète Casimir LETANG sans aucun surnom ni titre honorifique. Pas de discours dans aucune langue. Ceci est une partie de son testament qu’il m’avait confié en décembre 1988.

A sa lecture je lui avait répliqué que je n’étais point d’accord avec cette volonté de faire; Toi qui a fait vibrer le monde créole avec tant de belles chansons: Il me répliqua «AN DI’W NON». Et moi de lui répondre je n’ferai pas ça.

Casimir est décédé le 13 Mars 1996 il a eu les honneurs qui lui étaient dûs et, aujourd’hui je publie 20 œuvres qui firent son succès dont les plus connues : Adieu Marie-Galante, On soir à Saint-François, Une nuit à Port-Louis, Adieu ti case en main, Allons danser man’zelle, A la roue libre les bras croisés et j’en passe. Bien d’autres ont été enregistrés chez d’autres producteurs Guadeloupéens.

Que ton âme soit cher ami auprès de DIEU et, s’il en est ainsi sûrement tu me par donneras de t’avoir désobéis.

ADIEU MARIE-GALANTE, ADIEU «Le POETE». Casimir LETANG «Le pionner» ! Tes œuvres sont impérissables et demeureront à jamais une partie importante du patrimoine musical Guadeloupéen.

                                       Juin 1996 Henri DEBS

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 

Mighty Sparrow -Nou Ka Sonjé Yo-vol.1

gggghhhhhh1.jpg

Mighty Sparrow -Nou Ka Sonjé Yo-vol.1
Album : Mighty Sparrow -Nou Ka Sonjé Yo-vol.1
Mighty Sparrow or Birdie (born Slinger Francisco, July 9, 1935, in Grand Roy Bay, Grenada, West Indies) is a calypso singer, songwriter, and guitarist. Known as the "Calypso King of the World-( Disque Privée Mano Loutoby)
42 images
Voir l'album

Image de prévisualisation YouTube

Mighty Sparrow ou Birdie (né Slinger Francisco, 9 juillet 1935, en Grand Roy, Grenade, Antilles)
est un compositeur, calypso, chanteur et guitariste. Connu comme le « Calypso King of the World », il est parmi les plus connues et les plus réussies calypsonians. Il a remporté à concurrence de mars de la route du Carnaval de Trinidad huit fois et a été nommé Calypso Monarch onze fois.

Début de vie
Arrêt Sparrow était né à Grenade, le 9 juillet 1935, mais déplacé vers Trinidad lorsqu’il avait un an. Il a grandi à port of Spain. Il a été premier exposé à la musique par le biais de la chorale de l’école catholique et s’intéresse aux calypso à quatorze ans lorsqu’il s’est joint à une bande d’acier composé de garçons de quartier. Il a reçu son nom de scène au cours de sa carrière :

Votre nom de calypso est donnée à vous par vos pairs, selon votre style. Dans les vieux jours ils essayé émuler les redevances britannique. Il y avait de Lord Kitchener, Lord Nelson, duc. Lorsque j’ai commencé à chanter, les bandes étaient encore utilisant des instruments acoustiques et les chanteurs subsisterait plats à pieds, faire un point ou accuser quelqu’un dans la foule avec la pointe d’un doigt, mais surtout ils se tenaient immobile. Lorsque je chante, j’obtenir excité et déplacer, comme James Brown, et c’est nouveau pour eux. Les chanteurs anciens dit «Pourquoi ne vous venez Chantez au lieu de les déplacer comme un peu Sparrow.» Il a été dit comme une blague, mais le nom coincé.
-Sparrow mighty 

Calypso Monarch
En 1956, Sparrow a remporté de Trinité-mars Carnaval Road et compétitions Calypso Monarch avec sa plus célèbre chanson, « Jean et Dinah ». Son prix pour ce dernier était de 40 $. En signe de protestation de la petite somme, il a écrit la chanson « Boycott du Carnaval » et a tenté d’organiser d’autres chanteurs à boycotter la concurrence. Environ la moitié des chanteurs suivi.  Arrêt Sparrow prétend crédit pour réussir les améliorations dans les conditions de musiciens calypso et steelband de Trinidad, ainsi que la formation du comité de développement du Carnaval, assistance organisation des musiciens, une.  Arrêt Sparrow a refusé de participer à la compétition pour les trois prochaines années, mais il a continué à effectuer officieusement, même gagner un autre titre de mars de la route en 1958 avec «P.A.Y.E.» 

Prendre la calypso à l’étranger
Musique Calypso jouit d’une brève période de popularité dans d’autres parties du monde pendant les années 1950. Pays expatrié Lord Kitchener avait contribué à populariser la calypso en Angleterre, et Sparrow a également trouvé certains succès il. Dans les États-Unis, intérêt dans calypso était a suscité en grande partie par l’album de 1956 de Harry Belafonte Calypso, le premier LP de vendre des copies de plus d’un million.  En janvier 1958, Sparrow, avec un rival Lord Melody, a voyagé à New York City qui cherchent l’accès à l’auditoire de la musique américaine.  Arrêt Sparrow avait déjà été enregistrement Balisier et Cook Records et avec l’aide du Belafonte  il commence aussi à enregistrer pour RCA Victor. Il n’a pas atteint le succès qu’il avait espéré ; il dit dans une interview de 2001, «quand rien pour moi, je revint en Angleterre et a poursuivi sur ma carrière.»

En 1960 Sparrow renvoyé à la concurrence du monarque Calypso, remportant sa royauté deuxième et le troisième titre de mars de la route avec « Dix pour un est meurtre » (une chanson autobiographique sur un incident dans lequel Sparrow prétendument tué un homme ) et «Mae Mae.» Il a également commencé enregistrement pour son propre label, enregistrement national.  Il continua à profiter de la grande popularité à Trinité tout au long des années 1960. 

SOCA
Comme la soca a commencé à supplanter calypso en popularité à Trinité durant la fin des années 1970 et le début des années 1980,  Sparrow adopté l’hybride de Calypso et musique local (Chutney). En 1984, il a remporté son huitième titre de mars de la route avec la soca-influencé «Doh Back précédent.» Également à cette époque, il commença à dépenser au moins la moitié de l’année dans la ville de New York, trouver un appartement dans le quartier fortement West Indian de la Jamaïque, Queen ‘ S.  Arrêt Sparrow continue à écrire, exécuter et en tournée dans le XXIe siècle ; dans une interview de 2001, il a mentionné qu’il avait été chantant et effectuer un « Khitrovo-lypso » hybride.  En 2008, il a libéré une chanson de soutenir la campagne présidentielle de Barack Obama, « Barack le magnifique ».  Il a également fait un remake de sa chanson « Congo Man » avec les collègues de pays Machel Montano sur l’album de flamme sur. 

Paroles
Paroles d’arrêt Sparrow sont célèbres pour être grivois, espiègle et ironique. Il chante flirtatiously des attractions des femmes hispaniques dans « Magarita » et des femmes indiennes est dans « Marajhin ». Il raconte quelques contes scandaleusement franches de la sexualité dans « Mae Mae, » «Le Lézard» et «Big Bamboo.» Et il y a des commentaires humoristiques sur la culture indienne de l’Ouest se trouve dans « Obeah mariage » et «Docteur sorcière.» Robert Christgau appelé sa chanson controversée « Congo Man », « un follement pervers d’urine-prendre sur les racines africaines, interracial vengeance, sexe interracial, les relations hommes-femmes et cannibalisme. »  La chanson 1965 a été critiquée pour ses attitudes envers les femmes et les africains et interdit de radio radio jusqu’en 1989. 

Arrêt Sparrow commente également fréquemment des questions sociales et politiques dans ses chansons. Au cours de sa carrière, il était partisan de Eric Williams et son Mouvement National populaire (PNM),  qui formé en 1955 et dirigé de Trinité-et-Tobago à l’indépendance en 1962 ; les chansons comme « Leave The Damn docteur Alone » et « Guillaume le Conquérant » mentionné Williams directement, tandis que d’autres comme la « Fédération » (blâme Jamaïque pour l’éclatement de la West Indies Fédération de courte durée), « Nation de modèle notre » (fête de l’indépendance de pays) et «PAYE» (prise en charge de la PNM en salaire-que-vous-gagner de système fiscal) PNM positions se font l’écho. Arrêt Sparrow a exprimé le mécontentement en 1957 «non, docteur, non, « mais il était relativement bénins et visant à la détention PNM politiciens pour leurs promesses plutôt que de les remplacer. Arrêt Sparrow intelligemment combinées critique politique avec des insinuations sexuelles dans sa chanson du milieu des années 1960 la banane « BG plantain », qui a dénoncé l’interdiction frappant par PM Williams importés de la banane plantain de Guyane britannique (BG); la banane plantain, un grand légume en forme de banane, est une agrafe de cuisine indienne de l’Ouest, et Sparrow a salué la plantain BG comme le plus grand, plus doux et supérieure à la maison des divers pays.

Milieu des années 1960 du arrêt Sparrow, appuyez sur « Sir Garfield Sobers, » célébrant le grand barbadien muscles cricketer, qui rôle pour les équipes des Antilles, prévu par une décennie de la chevalerie qui Garfield Sobers serait effectivement recevoir en 1975. Sobers est généralement considérée comme la plus grande muscles dans l’histoire de cricket. Premier verset de cette chanson :

«Qui est le plus grand cricketer sur terre ou sur mars ? Toute personne peut vous dire, que c’est la grande Sir Garfield Sobers ! Cet homme barbadien beau sait vraiment son travail. Bâton ou de quilles, il est le cricket King, sans blague ! Trois santé pour capitaine Sobers »!

Plus récemment, Sparrow continue à intégrer les questions sociales dans sa musique. « Crown Heights Justice » est un plaidoyer en faveur de la paix et de compréhension dans le sillage de 1991 Crown Heights Riot dans Sparrow d’adopté maison de New York. Les thèmes de la paix, de tolérance et de préoccupation pour les pauvres, apparaissent à plusieurs reprises dans des chansons telles que les « droits de l’homme (1981), »Capitalisme Gone Mad »(1983) et »This Is Madness »(1995).

Visites encore arrêt Sparrow.

[Modifier] Discographie de sélection
Calypso Kings et rose gin (Cook Records, 1957)
Carnaval de Calypso de King Sparrow (Cook Records)
Calypso exposés (Cook, 1961)
Arrêt Sparrow en Hi-Fi (Cook, 1963)
Chaud et Sweet (Produit par Van Dyke Parks) – Warner Bros, 1974
16 Carnaval Hits (avec Lord Kitchener) – 1992
Calypso éveil de la Collection Emory Cook (Smithsonian Folkways, 2000)
Mighty Sparrow Dance Party or 2000
Premier vol : Calypsos au plus tôt de la collection de Cook Emory (Smithsonian Folkways, 2005)
Arrêt sparrow Hits sur karaoké – Islandstars Karaoke, 2005
[Modifier] Grands prix et Honors
Titres de mars du Carnaval Road Année Chanson
1956 Jean et Dinah
1958 P.A.Y.E.
1960 Mae Mae
1961 Prison royale
1966 Melda (mariage Obeah)
1969 Oui Sa Sa
1972 Ivre et désordonnée
1984 DOH retour arrière
Calypso Monarch victoires Année Tune # 1 Tune # 2
1956 Jean et Dinah aucun
1960 Est-ce dix pour un meurtre Mae Mae
1962 Arrêt Sparrow Come Back Home Fédération
1963 Dan est l’homme (dans le Van) Kennedy
1972 Ivre et désordonnée Corde
1973 Journées scolaires Même place de temps, même
1974 Nous passe de la scène. Miss Mary
1992 Les deux Survie

MANO-RCI 

http://manoretro.unblog.fr/  
http://emission.unblog.fr/  
martel.loutoby@orange.fr  
http://fr-fr.facebook.com/
http://www.manoradiocaraibes.com  
Portable:0696919145
Portable:0696840553

.
 

B. B. King -Nou KA Sonjé Yo

bbkinghhhhh1.jpg

B. B. King -Nou KA Sonjé Yo
Album : B. B. King -Nou KA Sonjé Yo
B. B. King (pour Blues Boy), de son vrai nom Riley B. King, (né à Itta Bena, Mississippi le 16 septembre 1925), est un guitariste, compositeur et chanteur de blues américain. Il est considéré comme l'un des meilleurs musiciens de blues
5 images
Voir l'album

Chanteur de blues le plus populaire de l’ère rock, B. B. King a inscrit une trentaine de tubes au Hot 100 du Billboard entre l’été 1957 et le début de 1975. L’une de ses grandes ambitions était de prou­ver que le blues n’était pas une musique «sale”, comme cela s’est longtemps dit.

«Quand j’ai commencé, dans de nombreux clubs, lorsque vous annonciez que vous jouiez du blues, vous n’étiez pas toujours le bien­ venu. Les gens avaient des idées préconçues au sujet du blues. Ils trouvaient cette musique déprimante, pensaient que les paroles étaient systématiquement improvisées. Le bluesman avait l’image du type qui arrivait, s’asseyait sur un tabouret, attrapait une guitare et commen­çait à marmonner. À part cela, je crois que tous les Noirs peuvent chanter le blues s’ils le désirent. Je ne pense pas qu’il le chante pour avoir le cafard, mais je crois que chaque Noir et un certain nombre de Blancs l’ont, ce blues, ce cafard au fond d’eux-mêmes.»

Pour les Noirs, B. B. King symbolise la réussite avec ses costumes lamés or, ses grosses voitures, son chauffeur, et un immense autobus, avec son nom inscrit en lettres géantes, dans lequel il part en tournée avec son orchestre.   «Depuis peu, analysait-il à la fin des sixties,

    Les gens commencent à être fiers d’être noirs et en ressentent une certaine dignité. C’est comme des gens qui auraient eu une longue crise d’amnésie et qui reviendraient enfin à

Eux. Quand un gars comme moi gagne vingt-cinq dollars par semaine, et qu’un jour il se met à gagner cent fois plus, il se passe quelque chose d’indescriptible. Moi, j’ai tout de suite voulu acheter ce que je n’avais jamais possédé, de beaux vêtements et une Cadillac. Je lisais des articles sur les vedettes d’Hollywood avec leurs gardes du corps, les foules qui les arrê­taient dans les rues. Je rêvais de tout cela. Devenu vedette, il fallait que je connaisse ce que toute star vivait. J’ai tout fait pour avoir ce que j’aime: les vêtements, un endroit où vivre confortablement. Moi non plus, je n’ai jamais oublié que quand j’étais jeune, j’avais du mal à manger tous les jours. Cela ne veut pas dire que je passais mon temps à pleurer sur mon sort. Au contraire, déjà tout petit, j’étais débrouillard. Si dans mon assiette, il n’y avait que des pommes de terre, je faisais tout pour attraper un lapin. » En 1966, tandis qu’il classe son 45 tours Don’t Answer The Door au bit parade, l’asso­ciation des disejockeys américains le sacre «Roi du Blues ». L’homme qui fait parler Lucille, sa guitare Gibson, affirme alors: « J’ai toujours eu pour ambition de devenir l’un des plus grands chanteurs de blues de tous les temps. Je n’ai jamais voulu profiter de la

Vogue du rock ‘n’ roll. J’ai toujours estimé que si Frank Sinatra, Nat King Cole ou Mahalia Jackson avaient conservé leur popularité en restant fidèles à leurs styles, je pouvais en faire autant avec mon blues. »   Fils d’Albert et Nora, Riley « B. B.» King a

Vu le jour dans une plantation du Mississippi, à Itta Bena, près d’lndianola, le 16 septembre 1925. Ses parents sont chanteurs et son grand père guitariste. Il n’a que quatre ans lorsque son père quitte la maison familiale. Sa mère, qu’il perdra cinq ans plus tard, l’emmène dans la région montagneuse du Mississippi. Son père le retrouve à quatorze ans, si bien qu’il peut retourner régulièrement à l’école tout en continuant à travailler à la ferme: « Je devais traire, se souvient-il, dix vaches le matin et dix vaches le soir, faire une quinzaine de kilo­mètres pour aller à l’école et en revenir. Et là

  Dans des baraquements, on avait un maître qui donnait des cours à quatre-vingt-sept enfants.  C’est l’époque où il découvre sa vocation pour la musique: « C’est effectivement à la fin des années 30     que j’ai entendu pour la pre­mière fois T-Bone Walker jouer de la guitare électrique. À partir de là, j’ai su ce que j’avais envie de faire. J’ai accepté plein de choses pour pouvoir m’acheter ma première guitare. »

Riley, qui a trois sœurs, chante alors le gos­pel avec elles. Il forme un quartette vocal, dans un style inspiré par celui du Golden Gâte Quartet qu’il adore. Se produisant au coin des rues, il gagne une trentaine de dollars par soi­rée, soit plus qu’il n’en ramène de la ferme par semaine. Bientôt, c’est pour les troupes qu’il chante pendant son service militaire, dont il est libéré en 1943 parce que le pays a besoin d’ouvriers agricoles

« C’est pendant l’armée, confirme-t-il, que j’ai véritablement commencé à chanter le blues. Je me suis rendu compte que les gens payaient plus pour écouter du blues que des spirituals. Très souvent, à l’église, on chantait et ensuite on passait un chapeau qui revenait pratiquement vide chaque fois, alors que pour écouter du blues les gens étaient prêts à payer un droit d’entrée. » Après la guerre, en 1947, Riley King démé­nage pour Memphis où il retrouve son cousin Bukka White. Encouragé par ce dernier, influencé par les styles des jazzmen Charlie Christian et Django Reinhardt, ainsi que par celui de T-Bone Walker, il va jouer de la gui­tare et même animer des émissions sur WDIA: « Arrivé à Memphis, j’ai entendu les émissions de Sonny Boy Williamson. Aussi, j’ai voulu le rencontrer afin de chanter un morceau dans son émission, et après m’avoir écouté, un soir, il m’a demandé de le remplacer. Par la suite, on m’a engagé pour douze dollars par jour, six jours par semaine, logé nourri. »

Ainsi recommandé par Sonny Boy William­son, il fait ses émissions sous divers pseudo­nymes: « Riley King, The Blues Boy From Beale Street », « Beale Street Blues Boys », puis « Blues Boy», et enfin tout simplement « B. B. ». il a la réputation de jouer des mor­ceaux qui sont rarement diffusés ailleurs: « Je tiens à répéter qu’en dehors de T-Bone Walker, j’étais fou de Charlie Christian après l’avoir entendu avec l’orchestre de Benny Goodman. J’adorais les grandes formations. Celles de Count Basie et Jimmy Rushing, et de Duke Ellington avec le chanteur Al Hibbler. Ce qui ne m’empêchait pas de programmer des artistes plus obscurs. » En 1971, B. B. King évaluera sa collection de disques à trente mille dollars, sans compter les quinze mille 78 tours en sa possession. Toujours est-il que sa connaissance de la musique, et plus particulièrement du blues, l’aide à se forger un style qui fera de lui l’une des grandes pointures du blues urbain.

Il enregistre finalement Miss Martha King, son premier disque chez Bullet en 1949. Mais c’est chez Modem, où il est engagé l’année sui­vante, qu’il va véritablement connaître le suc­cès dans les États du Sud en février 1952.

Three 0′ Clock Blues, précédemment chanté par Lowell Fulson et pour lequel Ike Turner l’accompagne au piano, reste quatre mois au sommet du hit-parade R&B, si bien qu’il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Pendant toutes les années 50, afin d’impo­ser son nom, B. B. King donne des concerts, au minimum six jours sur sept à longueur d’année. En 1956, il monte sur scène trois cent quarante-deux fois. En revanche, il se refuse à adopter l’optique d’un Chuck Berry ou d’un Little Richard qui savent conquérir le public blanc en s’adaptant au rock ‘n’ roll; il continue à jouer surtout pour le ghetto qui achète ses disques comme Every Day 1 Have The Blues (1955) ou Sweet Sixteen (1960).

B. B. King, qui exerce un magnétisme sur les foules, répétera souvent: « Je préfère que le public m’écoute attentivement plutôt que de déclencher, comme certaines idoles, des cha­huts dès que j’apparais.}) La plupart de ses chansons sont rapides, avec une grande orchestration de laquelle se détache la dexté­rité de son jeu de guitare. Mais, s’il est un fan­tastique soliste, il est un piètre rythmique. Sur scène, B. B. King emploie générale­ment un orchestre de huit musiciens. La sec­tion rythmique étant composée d’un second guitariste, d’un bassiste et d’un batteur; les cuivres d’un trombone, d’un sax alto et d’un baryton. Sur disque, il est le premier blues­man de notoriété à incorporer des cordes dans sa musique. TI est d’ailleurs l’un des rares de sa catégorie à reconnaître l’importance de la musique country en déclarant que c’est le blues des Blancs et qu’elle tient une grande place dans sa discothèque. Ce qui est égale­ment surprenant chez B. B. King, c’est que ce géant de la guitare a du mal à chanter lorsqu’il joue des notes de guitare. D’où un perpétuel dialogue entre sa voix et son instrument. Sa voix, inspirée du negro spiritual, est plus dis­tincte que celle d’un T-Bone Walker. Le blues de B. B. King est comparable à ce que sont les solos de saxophone de John Coltrane, les monologues d’orgue de Jimmy Smith, ou les fameux sermons du révérend Kelsey.

En 1962, B. B. King signe pour ABC, chez qui il obtient d’autres tubes comme Don’t Ans­wer The Door (1966), et surtout The Thrill Is Gone. (1970), son second disque d’or qui se

Vend donc à plus d’un million d’exemplaires. il sort de nombreux albums pour cette firme, dont le meilleur demeure Live At The Regal, enregistré à Chicago le 21 novembre 1964. Trois ans plus tard, il triomphe au Festival de Jazz de Monterey. À présent, il séduit le public blanc et on va souvent le voir à la télévision, fait rare pour un bluesman. il est l’invité des shows de Dick Cavett, Merv Griffin, Ed Sulli­van, Mike Douglas, Dick Clark, etc. Ses musiques vont apparaître dans plusieurs films. En 1968, il est élu meilleur chanteur de l’année par les lecteurs de la revue Jazz & Pop. Deux ans plus tard, le magazine Guitar Player le nomme guitariste blues de l’année, confir­mant ainsi qu’il est le meilleur guitariste vivant dans cette spécialité. il a à présent la quarantaine bien sonnée, mais ses disques rivalisent avec ceux des jeunes musiciens blancs. Les Rolling Stones l’emmènent dans leur tournée en 1969. Puis, dans les années 70, sur certains de ses 33 tours, il est soutenu par diverses rock stars telles que Ringo Stan; Carole King, Leon Rus­sell, Joe Walsh, Steve Marriott, et même Stevie Wonder. il partage aussi deux albums avec son vieil ami Bobby Blue Bland, et son association avec le jazz-rock des Crusaders donne un nou­veau souffle à sa musique.

« il ne faudrait pas que les gens s’imaginent, explique-t-il, que toutes ces stars ont joué avec moi afin de me permettre de vendre plus de disques. Je les ai fait venir seulement pour ajouter un cachet supplémentaire à mon blues, et non pour mettre leurs noms en gros sur mes pochettes de disques. » Désormais, on entend le blues de B. B. King aussi bien dans des cabarets de Las Vegas que dans des prisons (il se produit dans des dizaines de pénitenciers), ainsi qu’en URSS où il joue en 1979, et en Amérique du Sud l’année suivante. À l’occasion de ses vingt-deux concerts en URSS, lui qui a toujours démon­tré un art insensé de la communication lors de ses concerts, confesse: « Lorsque je monte sur scène, j’ai toujours un certain trac… Cela a encore été le cas en URSS. Je regardais leur façon de remuer la tête et je me rendais compte, à leur réaction, si cela allait être diffi­cile ou non de conserver leur attention. Là, le

Public a été très poli et, soir après soir, nous avons fait un triomphe. » Quiconque a lu la moindre interview d’Eric Clapton ou de Mike Bloomfield sait le grand respect qu’ont ces deux grands guitaristes pour lui.

«Un type comme Bloomfield, commente King, était génial, et je sais que des garçons comme lui, Elvis Presley ou les Beatles, nous ont permis de nous faire connaître, nous autres Noirs; alors qu’avant eux, il était très difficile de nous faire accepter. De toute façon, la musique est le dénominateur commun qui peut réunir des gens de toutes les couleurs et de toutes les origines. » En 1985, B. B. King apparaît dans le film de John Landis, «Into The Night », où il joue son propre rôle. Deux ans plus tard, il remporte un oscar pour

Grammy Awards (la version originale et américaine de nos Victoires de

La Musique). En 1989, il participe à la tournée du groupe irlan­dais U2, ouvrant au blues de nouvelles oreilles.

En 1991, B. B. King fait le bilan: il a tou­jours travaillé dur pour apporter le bonheur et la paix aux autres comme à lui-même. il reconnaît: «J’ai rêvé d’avoir ma maison sur la colline et de posséder les choses que certains avaient. Pas nécessairement beaucoup, mais des choses agréables: une voiture, une famille, quelques dollars à la banque. Je ne m’imagi­nais pas avoir tout cela en restant à la planta­tion. Alors j’ai rêvé. Et finalement, j’ai trimé plus dur que je ne l’aurais fait si j’étais effecti­vement resté à la plantation. »  Au printemps 1992, nous avions eu le plai­sir de revoir B. B. King à Paris, à l’occasion du vingtième anniversaire du Jazz Club Lionel Hampton de l’hôtel Méridien-Étoile. À propos des plus de trois cents concerts qu’il donne annuellement, il confie avec le sourire: «J’ai des factures à payer, comme tout le monde!… Je possède le meilleur orchestre de blues qui soit, et c’est la meilleure façon pour conserver mes musiciens… Et puis surtout, le nombre d’amateurs de blues ne cesse d’augmenter.» B. B. King, à certains moments de sa vie, a été sérieusement concurrencé par Albert King et par Freddie King. Toutefois, aucun de ces deux princes du blues ne l’a jamais surpassé.

MANO RADIO CARAÏBES

http://manoretro.unblog.fr/    

http://emission.unblog.fr/    

martel.loutoby@orange.fr    

http://fr-fr.facebook.com/ 

http://www.manoradiocaraibes.com  

http://www.manoretro.com 

Portable:0696919145 

Portable:0696840553

.
 
12

Navigation


Chez la Peintresse |
Archicaro |
nane |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | peintures from euskadi
| Le peuple des couleurs
| La nurserie de Canou